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Moyen Orient et Monde - Thaïlande

Ultimatum des « chemises jaunes » au gouvernement

Le mouvement royaliste des « chemises jaunes » a lancé hier un ultimatum au gouvernement thaïlandais pour qu'il règle la crise provoquée par ses rivaux, les « chemises rouges », suscitant des craintes sur ce qui pourrait advenir d'un face-à-face entre les groupes ennemis. La Thaïlande est profondément divisée entre « rouges », partisans de l'ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, qui ont juré de faire tomber le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva, et « jaunes », qui souhaitent le voir rester en place avec le soutien des élites de Bangkok, palais royal compris. Les deux forces rivales ont pris la rue par intermittence depuis le milieu des années 2000, fragilisant l'équilibre politique du royaume. Et le pays craint par-dessus tout l'hypothèse d'un affrontement direct, entre elles, dans la rue.
Hier, les « jaunes », réunis dans une université de Bangkok, ont donné une semaine au gouvernement pour mettre fin aux manifestations des « rouges ». Cet ultimatum constitue une pression supplémentaire pour Abhisit, déjà pressé d'en finir après plus d'un mois de manifestations et plusieurs échecs cuisants de ses forces de sécurité. Le Premier ministre, enjeu central de la crise, a pour sa part exclu de démissionner et n'envisage pas d'élections avant la fin de l'année. Dans une position de plus en plus inconfortable, il demeure soutenu par l'armée. Mais devra désormais compter sur la pression des « chemises jaunes » dans les jours à venir.
Le mouvement royaliste des « chemises jaunes » a lancé hier un ultimatum au gouvernement thaïlandais pour qu'il règle la crise provoquée par ses rivaux, les « chemises rouges », suscitant des craintes sur ce qui pourrait advenir d'un face-à-face entre les groupes ennemis. La Thaïlande est profondément divisée entre « rouges », partisans de l'ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, qui ont juré de faire tomber le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva, et « jaunes », qui souhaitent le voir rester en place avec le soutien des élites de Bangkok, palais royal compris. Les deux forces rivales ont pris la rue par intermittence depuis le milieu des années 2000, fragilisant...
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