M. Ahmadinejad, qui s'exprimait devant les principaux chefs militaires du pays réunis pour assister à un défilé au mausolée de l'imam Khomeyni, dans le sud de Téhéran, a également appelé les pays occidentaux à « mettre leur militarisme de côté et cesser de soutenir ce régime meurtrier ». Il a de nouveau réclamé « le départ des grandes puissances » du Moyen-Orient, afin de « permettre aux pays de la région et aux Palestiniens de régler le problème » avec les Israéliens, sans préciser ce qu'il entendait par « régler le problème ». Téhéran dénonce la présence des forces américaines et occidentales en Irak et en Afghanistan comme le principal facteur d'instabilité dans la région.
Il a également mis en garde contre toute agression militaire contre l'Iran : « L'armée iranienne est puissante, et joue un rôle important pour assurer la sécurité et l'équilibre dans la région. Elle a un pouvoir de dissuasion contre les ennemis » de la République islamique, a-t-il estimé. « Les forces armées iraniennes sont si puissantes aujourd'hui que l'ennemi ne songera même pas à violer notre intégrité territoriale », a-t-il ajouté.
M. Ahmadinejad n'a par ailleurs pas évoqué directement les États-Unis durant son discours, prononcé entre deux grandes banderoles proclamant « Les États-Unis ne peuvent rien faire » et « Nous pouvons et nous serons là jusqu'au bout ».
Lors du défilé qui a suivi, une douzaine de drones (avions sans pilote) capables de mener des activités de surveillance et d'attaque, selon Téhéran, ont été présentés. Des missiles Ghadr 1 (puissance), d'une portée de 2 000 km, Shahab-3 (météore), d'une portée de 1 800 km, Sejil 2 (pierre tueuse), Fateh (conquérant), Raad (tonnerre) et Nasr 1 (victoire) ont également été exposés.


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