Seize avions, 16 hélicoptères et plus de 2 000 véhicules sont mobilisés à plein temps depuis plus de deux semaines afin d'acheminer le matériel électoral- urnes, bulletins de vote - dans l'ensemble du pays. /
Les autorités transportaient encore samedi des bulletins de vote dans différentes régions du Soudan afin de s'assurer que les 16 millions d'inscrits sur les listes électorales puissent se prévaloir de leur droit de vote.
La logistique est un aspect clé des élections au Soudan, pays dont la superficie fait près de cinq fois celle de la France et où certaines régions sont complètement isolées.
Seize avions, 16 hélicoptères et plus de 2 000 véhicules sont mobilisés à plein temps depuis plus de deux semaines afin d'acheminer le matériel électoral - urnes, bulletins de vote... - dans l'ensemble du pays.
Les inquiétudes sur la préparation électorale ont alimenté les polémiques au Soudan sur un éventuel report "technique" du scrutin venant s'ajouter à un report "politique" demandé par une partie de l'opposition qui estime que les conditions d'un scrutin "libre et juste" n'étaient pas réunies.
"J'espère que les élections seront entièrement compatibles avec les normes internationales, qu'elles seront sûres, libres et justes et que les électeurs pourront s'exprimer librement sans intimidation et que les résultats seront comptabilisés de façon (...) impartiale", a dit samedi l'ex-président américain Jimmy Carter à l'issue d'un entretien avec le raïs soudanais Omar el-Béchir.
"Nous allons suivre le scrutin de très près", a ajouté M. Carter dont la fondation fait partie des observateurs internationaux des élections soudanaises - législatives, régionales et présidentielle - qui se déroulent sur trois jours à partir de dimanche.
"Nous savons bien qu'aucune élection dans le monde n'est parfaite. Et celle-ci ne sera pas différente", a reconnu d'emblée Abdallah Ahmed Abdallah, vice-secrétaire général de la commission électorale soudanaise lors d'une conférence de presse à Khartoum.
Le Soudan, géant africain de 40 millions d'habitants incluant 16 millions d'électeurs inscrits, tient ses premières élections depuis 1986 et le coup d'État de 1989 du militaire Omar el-Béchir soutenu par les islamistes.
Mais ce scrutin sera boycotté par une grande partie de l'opposition, dont le parti Umma de l'ex-Premier ministre Sadek el-Mahdi, qui dénonce des irrégularités, et -partiellement- par les ex-rebelles sudistes du SPLM dont le candidat et principal opposant à Béchir, Yasser Arman, s'est aussi retiré.
"Ces élections ne seront pas libres et justes (...) elles se sont déroulées dans le contexte d'un pays géré par un parti unique (le NCP du président Béchir), a déclaré vendredi un des ténors de l'opposition, Mubarak al-Fadil, alors que le président Béchir multipliait les appels à la mobilisation.
Agé de 66 ans, M. Béchir compte sur ces élections pour regagner en légitimité un an après le mandat d'arrêt émis contre lui par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest du pays en proie à la guerre civile.
Des observateurs craignent que ce scrutin - et plus précisément l'annonce des premiers résultats - servent de prétexte à des violences dans un pays plus habitué à la guerre qu'à la paix depuis son indépendance en 1956.
La logistique est un aspect clé des élections au Soudan, pays dont la superficie fait près de cinq fois celle de la France et où certaines régions sont complètement isolées.
Seize avions, 16 hélicoptères et plus de 2 000 véhicules sont mobilisés à plein temps depuis plus de deux semaines afin d'acheminer le matériel électoral - urnes, bulletins de vote... - dans l'ensemble du pays.
Les inquiétudes sur la préparation électorale ont alimenté les polémiques...


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