Dans un communiqué transmis à l'AFP, easyJet se dit déterminée à faire entendre sa « bonne foi » et se réserve « la possibilité de faire appel » du jugement. Selon l'avocate de la compagnie, Frédérique Beaulieu, la décision du tribunal est « inadaptée ». « Vu l'état de la législation au moment des faits qui nous sont reprochés, le comportement de la compagnie a été irréprochable », a-t-elle affirmé, récusant tout « travail dissimulé » ou « volonté de dumping social ». « On n'a jamais eu l'intention de contrevenir aux lois et règlements français. (...) Nous sommes reconnus dans l'industrie pour offrir parmi les meilleurs contrats de travail en Europe, en termes de rémunération notamment », a pour sa part fait valoir le directeur général d'easyJet France, François Bacchetta, qui était présent au tribunal. Saluant au contraire « une décision extrêmement importante », l'avocat de l'UNAC, Rachid Brihi, a évoqué la « consécration » d'un combat pour « faire respecter le code du travail en France à l'égard de compagnies dites low-cost qui sont en réalité des entreprises qui pratiquent (...) du dumping social ». Avocat de l'Urssaf, Vincent Dony a estimé que le tribunal avait commis une « erreur d'appréciation » en déboutant son client, mais a salué la « reconnaissance du délit pénal de travail dissimulé ». « Ça va sans doute faire jurisprudence. Il y a différentes affaires actuellement en suspension devant les tribunaux », a-t-il insisté, tout en indiquant que l'Urssaf pourrait faire appel afin de faire reconnaître les 8 millions d'euros de cotisations sociales non versées.
Économie - Aviation
Travail dissimulé : easyJet condamné à verser 1,4 million d’euros en France
OLJ / le 10 avril 2010 à 00h26
Dans un communiqué transmis à l'AFP, easyJet se dit déterminée à faire entendre sa « bonne foi » et se réserve « la possibilité de faire appel » du jugement. Selon l'avocate de la compagnie, Frédérique Beaulieu, la décision du tribunal est « inadaptée ». « Vu l'état de la législation au moment des faits qui nous sont reprochés, le comportement de la compagnie a été irréprochable », a-t-elle affirmé, récusant tout « travail dissimulé » ou « volonté de dumping social ». « On n'a jamais eu l'intention de contrevenir aux lois et règlements français. (...) Nous sommes reconnus dans l'industrie pour offrir parmi les meilleurs contrats de travail en Europe, en termes de rémunération notamment », a pour sa part fait valoir le directeur général d'easyJet France, François Bacchetta, qui était présent au tribunal. Saluant au contraire « une décision extrêmement importante », l'avocat de l'UNAC, Rachid Brihi, a évoqué la « consécration » d'un combat pour « faire respecter le code du travail en France à l'égard de compagnies dites low-cost qui sont en réalité des entreprises qui pratiquent (...) du dumping social ». Avocat de l'Urssaf, Vincent Dony a estimé que le tribunal avait commis une « erreur d'appréciation » en déboutant son client, mais a salué la « reconnaissance du délit pénal de travail dissimulé ». « Ça va sans doute faire jurisprudence. Il y a différentes affaires actuellement en suspension devant les tribunaux », a-t-il insisté, tout en indiquant que l'Urssaf pourrait faire appel afin de faire reconnaître les 8 millions d'euros de cotisations sociales non versées.


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