« Les projets de construction dans le Metn ont augmenté entre 10 et 20 % », estime Samer Hajjar.
Le marché se déplace vers la périphérie
« On constate une augmentation des constructions dans le Metn, de l'ordre de 10 à 20% par an », estime Samer Hajjar, directeur général de la société HEC (El-Hajjar Enterprises Co), qui possède deux projets en construction à Achrafieh et huit autres en périphérie de Beyrouth. Dans des régions comme Mar Takla ou Mansourieh, plus d'une trentaine d'immeubles sortent de terre en moyenne chaque année depuis 2007. « On constate l'arrivée de nombreux petits promoteurs dans la région, alors qu'avant, nous étions seulement trois grands promoteurs », explique, de son côté, Jihad Wakim, implanté de longue date à Mansourieh. « Les prix des terrains dans la région ont doublé, voire triplé ces deux dernières années, mais cela ne décourage pas les promoteurs », ajoute-t-il. « La hausse du prix des terrains est pour l'instant plus importante qu'à Beyrouth, mais reste encore raisonnable par rapport à Achrafieh, où les prix peuvent atteindre 15 000 dollars le m². Le choix des parcelles est également plus vaste », soutient le promoteur Chawki Farhat. Malgré la hausse du prix des terrains, construire en banlieue reste un bon filon pour les promoteurs, en raison d'un perpétuel réservoir de demande, notamment pour les bourses les plus modestes.
Budgets et superficies plus réduits
« Les résidents sont obligés de sortir de Beyrouth. Dans la capitale, un appartement de 200 m² revient entre 600 000 et 800 000 dollars, alors que le budget moyen des locaux varie entre 150 000 et 200 000 dollars. Ils sont donc forcés de choisir des superficies plus petites. L'une des surfaces les plus demandées est le 130 m² avec trois chambres à coucher », indique Samer Hajjar. Un projet comme les Abraj Jdeidé, développé par Sayfco Holding et qui propose des surfaces de 120 à 160 m² à partir de 215 000 dollars, se vend ainsi à une vitesse éclair : 125 unités ont été écoulées en à peine un mois au début de l'année 2010. « Même dans les régions plus huppées comme Rabieh, Beit Mery ou Aïn Saadé, la demande est abondante, mais s'adresse davantage à des expatriés», ajoute Samer Hajjar. À Dick el-Mehdi, 40 des 55 appartements du projet Pine Heights ont par exemple trouvé acquéreur en moins d'un mois, selon l'architecte Samir Ghaoui. « Avec l'amélioration des infrastructures aux sorties de Beyrouth dans les deux prochaines années, la demande va encore s'accroître en périphérie. Il deviendra possible d'habiter dans un environnement calme, vert et moins pollué, à proximité de la capitale. Il vaut mieux acheter maintenant, car d'ici à un an, les prix risquent d'augmenter », prévoit l'économiste Louis Hobeika.


Trump juge « totalement inacceptable » la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre