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Économie - Automobile

Renault, Nissan et Daimler s’allient pour développer de petits véhicules

Les patrons des deux partenaires, Carlos Ghosn (à gauche) et Dieter Zetsche, lors de la conférence de presse qui a précédé la signature de l’alliance. Georges Gobet/AFP

Le constructeur automobile français Renault, son partenaire japonais Nissan et le fabricant allemand des Mercedes, Daimler, joignent leurs forces sur le créneau des petites voitures, en scellant une coopération inédite par un échange symbolique de participations.
Daimler achètera 3,1 % de Nissan et 3,1 % de Renault. De leur côté, Renault et Nissan entreront dans le capital de Daimler à hauteur de 1,55 % chacun, ont annoncé hier les trois groupes.
Sur le plan industriel, l'élément majeur de l'accord est la mise en place d'une « architecture commune pour les petits véhicules ». Un segment du marché que le constructeur allemand cherche par tous les moyens à rentabiliser.
Les patrons des deux partenaires, Carlos Ghosn pour l'alliance Renault-Nissan et Dieter Zetsche pour Daimler, ont signé hier le partenariat à Bruxelles, après « moins d'un an de discussions », s'est félicité M. Ghosn.
Cette coopération est « stratégique et pour le long terme », ont assuré MM. Zetsche et Ghosn, mais sans « perte d'identité ou perte d'autonomie » pour les constructeurs et leurs marques.
Première application concrète : les nouvelles versions de la Smart - en deux places et quatre places - et de la Twingo, qui verront le jour à partir de 2013, seront conçues sur une plate-forme élaborée en commun.
L'usine Daimler de Hambach (France) fabriquera les versions biplaces alors que les versions à quatre places seront produites dans l'usine Renault de Novo Mesto (Slovénie). Les moteurs utilisés par les versions essence et diesel seront développés en commun, à partir de modèles Renault-Nissan.
Outre les petites voitures, le partenariat portera sur les moteurs et les voitures électriques, dont les batteries et moteurs électriques. « On aura une Twingo/Smart électrique », a dit M. Ghosn.
L'accord prévoit une collaboration dans les véhicules utilitaires légers : Daimler lancera en 2012 une petite camionnette basée sur un modèle Renault, qui sera produite à Maubeuge (France).
Renault-Nissan d'une part et Daimler d'autre part comptent dégager chacun un gain de l'ordre de 2 milliards d'euros de synergies sur cinq ans grâce à leur alliance, ont indiqué hier leurs responsables.
M. Ghosn a souligné que les trois constructeurs avaient « beaucoup de complémentarités », les doublons dans leurs activités restant « mineurs ».
Il a d'autre part estimé que le partenariat allait avoir un impact positif sur l'emploi en France, évaluant les besoins à court terme à 1 000 personnes sur les sites de Maubeuge, Cléon, Guyancourt et Rueil. Mais cela ne se traduira pas directement en embauches.
Renault et Nissan sont partenaires depuis 1999. Le constructeur français possède 44 % de son homologue japonais, lequel contrôle 15 % de Renault.
Spécialiste des camions et des berlines haut de gamme, Daimler a pour sa part vendu 1,6 million de véhicules en 2009. Avant son alliance avec Renault-Nissan, il a connu trois mariages malheureux (avec l'américain Chrysler, le sud-coréen Hyundai et le japonais Mitsubishi Motors).
Dans l'opération annoncée hier, l'État français, premier actionnaire de Renault, a pris 0,55 % de capital supplémentaire du constructeur pour conserver sa part majoritaire de 15,01 %. 
Le constructeur automobile français Renault, son partenaire japonais Nissan et le fabricant allemand des Mercedes, Daimler, joignent leurs forces sur le créneau des petites voitures, en scellant une coopération inédite par un échange symbolique de participations.Daimler achètera 3,1 % de Nissan et 3,1 % de Renault. De leur côté, Renault et Nissan entreront dans le capital de Daimler à hauteur de 1,55 % chacun, ont annoncé hier les trois groupes.Sur le plan industriel, l'élément majeur de l'accord est la mise en place d'une « architecture commune pour les petits véhicules ». Un segment du marché que le constructeur allemand cherche par tous les moyens à rentabiliser.Les patrons des deux partenaires,...
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