M. Jaafari, chef du Courant de la réforme, est arrivé en tête devant Jaafar Mohammad Baqer Sadr, le fils de Mohammad Baqer Sadr, un ayatollah assassiné en 1980 et fondateur du parti Dawa désormais au pouvoir. MM. Maliki et Allaoui arrivent respectivement en troisième et quatrième position, suivis d'Ahmad Chalabi, l'instigateur de l'invasion de l'Irak en 2003.
Selon le mouvement, 1,8 million de personnes ont participé à cette consultation, à laquelle tous les Irakiens étaient invités à participer. Il semble cependant que la grande majorité des participants aient été des membres ou sympathisants du courant du chef radical, qui réside en Iran. Fort de son statut de premier mouvement religieux chiite d'Irak obtenu grâce à de très bons résultats aux législatives du 7 mars, le parti de Moqtada Sadr a voulu barrer la route à M. Maliki qui avait mené en 2008 une campagne militaire sanglante et d'arrestations contre la milice du mouvement dans ses fiefs de Sadr City, à Bagdad, et de Bassora (Sud).
Par ailleurs, sur le terrain, un enfant irakien de 10 ans, recruté par el-Qaëda pour commettre un attentat-suicide, a été arrêté par la police à l'ouest de Bagdad juste avant de se faire exploser, a indiqué à l'AFP le capitaine Anas al-Issawi. Hier matin, trois hommes lui ont enfilé une veste munie d'explosifs, une dichdacha (robe masculine) et un veston et l'ont conduit par une route désertique à proximité d'un poste de contrôle de police à l'entrée d'Amariyat al-Fallouja en lui demandant de se faire sauter à une heure d'affluence. « Selon ses aveux, il a suivi les directives et lorsqu'il a vu du monde, il s'est approché, mais un policier lui a crié de s'éloigner. Pris de panique, il s'est enfui mais a été rattrapé. Nous avons découvert sur lui une veste d'explosifs », a souligné le capitaine. L'enfant a donné ensuite des informations sur le véhicule utilisé par des membres d'el-Qaëda et trois d'entre eux ont été arrêtés.


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