Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Afrique Du Sud

Les autorités prônent l’apaisement après le meurtre de Terre’Blanche

Le leader d'extrême droite a été tué samedi par deux ouvriers agricoles.

Le Mouvement de résistance afrikaner avait adopté un emblème très proche de la croix gammée d’Adolf Hitler, composée de trois sept renversés, « symboles de la victoire finale du Christ ».Alexander Joe/AFP

Les autorités sud-africaines s'efforçaient hier d'apaiser les tensions et de prévenir tout débordement après le meurtre du leader d'extrême droite Eugène Terre'Blanche. Ce dernier a été battu à mort samedi dans sa ferme. Deux de ses ouvriers agricoles, âgés de 15 et 21 ans, qui ont raconté s'être disputés avec leur patron qui refusait de leur payer leur salaire mensuel de 300 rand (30 euros), se sont rendus à la police. Ils comparaîtront en justice ce matin devant le tribunal de Potchefstroom, à une heure de Ventersdorp, a indiqué à l'AFP un responsable local.
Dimanche, lors d'une intervention télévisée, le président Jacob Zuma a appelé au calme et à l'unité. « Nous devons tous faire preuve de responsabilité dans les déclarations que nous pouvons faire dans ce pays, un pays qui travaille dur pour la réconciliation », a ajouté M. Zuma dans une mise en garde qui vise autant son propre camp que l'extrême droite. Son parti, le Congrès national africain (ANC), s'est en effet retrouvé sur la sellette pour avoir laissé le leader de sa Ligue de la jeunesse - le controversé Julius Malema - reprendre un chant de lutte antiapartheid qui appelle à « tuer les boers » (fermiers blancs). Cette chanson, que deux tribunaux viennent d'interdire, a suscité une forte émotion dans certains rangs de la communauté blanche, qui l'ont ressentie comme un appel à la violence.
Pour les rassurer, le gouvernement a réagi avec célérité : outre son allocution télévisée, Jacob Zuma a publié un communiqué dans les heures ayant suivi l'annonce du crime et a dépêché son ministre de la Police et le commissaire principal auprès de la famille. Hier, suite à l'intervention télévisée du président, de hauts responsables régionaux se sont rendus à Ventersdorp (à une centaine de kilomètres à l'ouest de Johannesburg), où a été tué le leader radical blanc. Maureen Modiselle, chef du gouvernement de la Province du Nord-Ouest, « a rencontré la famille de M. Terre'Blanche », a déclaré à l'AFP son porte-parole dans la matinée, sans donner plus de détail. Des représentants de l'opposition étaient également présents sur les lieux, où un important dispositif policier a été déployé. Les forces de l'ordre devraient rester à Ventersdorp au moins jusqu'aux funérailles, prévues dans la bourgade en fin de semaine selon les médias locaux.
Les partisans du Mouvement de résistance afrikaner (AWB), cofondé par M. Terre'Blanche pour défendre la suprématie blanche en Afrique du Sud, ont promis dimanche de le venger. Hier, le parti a toutefois exlu  toutes réprésailles violentes, mais certains craignent des actions isolées de membres du mouvement, connus pour leur style paramilitaire, leur insigne proche de l'emblème nazi et leurs actions violentes dans le passé.
« Pour l'instant, le gouvernement a très bien géré la situation et a agi rapidement pour apaiser les craintes », a déclaré à l'AFP l'analyste Siphamandla Zondi, de l'Institut pour le dialogue global. Et d'ajouter : « Je pense que le pays se sortira de cette tempête, c'est faisable. »
Les autorités sud-africaines s'efforçaient hier d'apaiser les tensions et de prévenir tout débordement après le meurtre du leader d'extrême droite Eugène Terre'Blanche. Ce dernier a été battu à mort samedi dans sa ferme. Deux de ses ouvriers agricoles, âgés de 15 et 21 ans, qui ont raconté s'être disputés avec leur patron qui refusait de leur payer leur salaire mensuel de 300 rand (30 euros), se sont rendus à la police. Ils comparaîtront en justice ce matin devant le tribunal de Potchefstroom, à une heure de Ventersdorp, a indiqué à l'AFP un responsable local.Dimanche, lors d'une intervention télévisée, le président Jacob Zuma a appelé au calme et à...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut