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Économie - Liban - Budget

Azour écarte un éventuel recours à la règle du douzième provisoire

Dans un entretien accordé à l'agence d'information al-
Marakaziya, l'ancien ministre des Finances, Jihad Azour, a déploré le retard mis dans l'adoption du budget 2010, soulignant que cela constitue une entorse à l'image de l'État et risque d'avoir des répercussions sur le plan économique, d'autant plus que les besoins des institutions étatiques sont liés à l'entérinement du budget.
Quant à l'adoption de la règle du douzième provisoire comme alternative à l'approbation du budget, M. Azour a déclaré qu'elle ne pouvait être pour le moment appliquée. En effet, « le gouvernement s'est fixé des priorités et des objectifs qui sont impossibles à atteindre sans l'adoption d'un budget », a-t-il souligné.
En parallèle, l'ancien ministre des Finances a insisté sur la nécessité que le budget comporte des réformes structurelles, conformément aux recommandations du programme économique de Paris III. Il a rappelé à cet égard que la conférence de soutien au Liban, tenue en janvier 2007, avait pour but principal de dynamiser l'économie et de créer un nouveau contrat social.
Il a de plus insisté à ce que les paramètres financiers soient mesurés avec précision pour éviter un dérapage au niveau des finances publiques. « Le budget doit être le reflet de tous ces indicateurs et doit jouer un rôle-clé dans l'avancement des réformes et le soutien de l'économie », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, M. Azour a souligné l'importance de consolider les fondements de l'économie afin de profiter du contexte positif prévalant depuis un certain temps au Liban. Cela permettrait de générer, selon lui, une plus forte croissance et de créer de nouvelles opportunités d'emploi.
Enfin, au sujet de l'abondance de liquidités sur le marché, Azour a insisté sur la nécessité d'établir une plus forte coordination entre le ministère des Finances et la Banque du Liban (BDL) afin que cet excès soit mieux géré et qu'il profite à tous les secteurs productifs.
Notons que les appels pour une adoption du projet de budget 2010 se sont faits de plus en plus pressants au cours des derniers jours. Le directeur de la Banque libano-canadienne, Georges Zard Abou Jaoudé, a ainsi plaidé hier en faveur d'une accélération du processus d'adoption du budget, appelant à ce que ce dernier englobe les réformes structurelles pour mettre fin à la spirale de creusement du déficit public.
Dans un entretien accordé à l'agence d'information al-Marakaziya, l'ancien ministre des Finances, Jihad Azour, a déploré le retard mis dans l'adoption du budget 2010, soulignant que cela constitue une entorse à l'image de l'État et risque d'avoir des répercussions sur le plan économique, d'autant plus que les besoins des institutions étatiques sont liés à l'entérinement du budget.Quant à l'adoption de la règle du douzième provisoire comme alternative à l'approbation du budget, M. Azour a déclaré qu'elle ne pouvait être pour le moment appliquée. En effet, « le gouvernement s'est fixé des priorités et des objectifs qui sont impossibles à atteindre sans l'adoption d'un...
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