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Moyen Orient et Monde - Portrait

Dokou Oumarov, « émir du Caucase »

Ansar al-Jihad network/AFP

L'« émir du Caucase » et chef de la guérilla tchétchène, Dokou Oumarov, qui a revendiqué le double attentat-suicide dans le métro de Moscou, a toujours combattu les forces russes, d'abord pour obtenir l'indépendance de la Tchétchénie, puis au nom d'Allah. Cet homme à la longue barbe brune est devenu en juin 2006 le « président » indépendantiste de Tchétchénie, prenant la tête de la guérilla antirusse, après que son prédécesseur, Abdoul-Khalid Saïdoullaïev, eut été tué au cours d'une opération militaire. Il était alors considéré comme un proche de la mouvance radicale du chef de guerre Chamil Bassaïev, qu'il nomme vice-président tout juste avant sa mort en juillet 2006, et généralissime à titre posthume.
Mais, en octobre 2007, Oumarov s'est aliéné les chefs historiques du combat pour l'indépendance tchétchène, comme le « ministre des Affaires étrangères » réfugié à Londres, Akhmed Zakaïev, en se proclamant à la tête d'un « Émirat du Caucase », dont la Tchétchénie n'est qu'une des provinces, au même titre que les autres républiques caucasiennes russes. Le « Parlement » tchétchène en exil le prive de la
présidence, alors que lui, désormais « émir du Caucase », entreprend d'étendre le combat à toutes les républiques de la région, comme l'Ingouchie et le Daguestan qui, lentement, s'enfoncent dans la guérilla. Combattant de la première heure lors de la première guerre de Tchétchénie (1994-1996), qu'il termine au grade de général de brigade et décoré des ordres « Honneur de la nation » et « Héros de la nation », Oumarov aura été le compagnon de route de tous les dirigeants indépendantistes.
Ce père de six enfants dont deux frères ont été tués au combat, selon une biographie officielle publiée en 2006, a été « blessé à plusieurs reprises au combat avec les occupants russes ». Sous la « présidence » d'Aslan Maskhadov (1997-2005), il a multiplié les postes-clés, notamment comme chef du conseil de sécurité et de l'état-major de lutte contre la criminalité, bien qu'il fût accusé d'enlèvements et d'attaques visant des collaborateurs du parquet indépendantiste.
Nommé vice-président par Abdoul-Khalid Saïdoullaïev, il remplace ce dernier à sa mort. Mais sous sa direction, la guérilla poursuit son affaiblissement en Tchétchénie par la lutte acharnée, émaillée d'exactions, menée par les forces de Moscou et leurs alliés tchétchènes, dirigés par le président prorusse Ramzan Kadyrov. Signe de la stabilisation relative de la Tchétchénie, la Russie a finalement levé en avril 2009 l'opération antiterroriste en vigueur dans la république depuis près d'une décennie.
Le sort de cet homme que ses partisans appellent Dokkou Abou Ousman fait régulièrement l'objet de spéculations. En juin dernier, des médias russes l'avaient donné pour mort à l'issue d'une opération spéciale des forces russes. 
L'« émir du Caucase » et chef de la guérilla tchétchène, Dokou Oumarov, qui a revendiqué le double attentat-suicide dans le métro de Moscou, a toujours combattu les forces russes, d'abord pour obtenir l'indépendance de la Tchétchénie, puis au nom d'Allah. Cet homme à la longue barbe brune est devenu en juin 2006 le « président » indépendantiste de Tchétchénie, prenant la tête de la guérilla antirusse, après que son prédécesseur, Abdoul-Khalid Saïdoullaïev, eut été tué au cours d'une opération militaire. Il était alors considéré comme un proche de la mouvance radicale du chef de guerre Chamil Bassaïev,...
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