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Moyen Orient et Monde - Aide

Appel de fonds à l’échelle planétaire pour « reconstruire en mieux » Haïti

Les États-Unis et l'Europe prennent les devants à la conférence de l'ONU.
Les États-Unis et l'Union européenne (UE) ont joué les premiers rôles hier dans le financement de la reconstruction d'Haïti, pour aider le pays dévasté par un séisme en janvier. « Les États-Unis s'engagent à verser 1,15 milliard pour la reconstruction d'Haïti sur le long terme », a annoncé la secrétaire d'État Hillary Clinton, à l'ouverture d'une conférence internationale de bailleurs de fonds au siège new-yorkais de l'ONU. La somme promise par les États-Unis représente près du tiers de l'objectif fixé par l'ONU à cette conférence, qui vise à recueillir quelque 3,8 milliards de dollars pour une période d'environ 18 mois.
La contribution américaine sera affectée « au plan du gouvernement d'Haïti pour renforcer l'agriculture, l'énergie, la santé, la sécurité et la gouvernance », a précisé Mme Clinton. Elle a appelé les donateurs et le gouvernement haïtien à « ne pas revenir aux stratégies qui se sont avérées incapables » de développer le pays le plus pauvre des Amériques.
Mais les 27 États membres de l'Union européenne (UE) ont surpassé le chiffre américain, avec un engagement total de 1,235 milliard d'euros, soit environ 1,6 milliard de dollars.
La Banque mondiale a promis de son côté 250 millions de dollars supplémentaires et annoncé l'annulation de la dette d'Haïti à son égard, qui se montait à 39 millions. Cela portera le total des montants qu'elle accordera au pays à 479 millions de dollars d'ici à juin 2011.
Le thème d'une approche novatrice de l'aide internationale et de la bonne gouvernance des autorités haïtiennes a été repris par de nombreux orateurs. « Notre objectif n'est pas seulement de reconstruire, mais de rebâtir en mieux .».Il s'agit de « construire un nouvel Haïti », a lancé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en ouvrant la conférence. M. Ban a appelé les donateurs à soutenir pleinement le « plan d'action pour la reconstruction nationale et le développement » du président haïtien René Préval, qui vise à transformer une tragédie en une occasion de reconstruire Haïti sur de meilleures bases qu'avant le séisme. Mais le chef de l'ONU a souligné que cela supposait « un gouvernement pleinement démocratique » et que le partenariat entre la communauté internationale et Haïti devait « reposer sur les principes de la bonne gouvernance, de la transparence et de la responsabilité mutuelle ».
Quelque 138 pays, plusieurs organismes internationaux comme le FMI ainsi que des ONG et des membres de la diaspora haïtienne sont représentés à cette conférence, présidée par M. Préval.
Bill Clinton coprésidera avec le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive la Commission intérimaire de reconstruction d'Haïti (IHRC), a annoncé l'ex-président américain, en marge de la conférence.
Le séisme de magnitude 7, qui a ravagé Port-au-Prince le 12 janvier, a fait des dégâts estimés à près de huit milliards de dollars, l'équivalent de 120 % du PIB d'Haïti. La catastrophe a tué au moins 220 000 personnes et fait 1,3 million de sans-abri.
Les États-Unis et l'Union européenne (UE) ont joué les premiers rôles hier dans le financement de la reconstruction d'Haïti, pour aider le pays dévasté par un séisme en janvier. « Les États-Unis s'engagent à verser 1,15 milliard pour la reconstruction d'Haïti sur le long terme », a annoncé la secrétaire d'État Hillary Clinton, à l'ouverture d'une conférence internationale de bailleurs de fonds au siège new-yorkais de l'ONU. La somme promise par les États-Unis représente près du tiers de l'objectif fixé par l'ONU à cette conférence, qui vise à recueillir quelque 3,8 milliards de dollars pour une période d'environ 18 mois.La contribution...
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