La crainte de voir l'administration Obama modifier la législation sur les armes dans un sens restrictif, qui a dopé les ventes après l'élection du premier président noir, a fait place au soulagement. « Jusqu'ici, il n'a rien fait qui justifie qu'on s'inquiète », affirme à l'AFP M. Van Cleave. L'administration démocrate a même donné son feu vert au port d'armes dans les parcs nationaux et dans les trains. Quant à la Cour suprême, après avoir autorisé les armes de poing à Washington, elle envisage d'étendre ce droit aux rares États ou communes où il est limité. « C'est Obama qui a fait le plus pour nous dans l'histoire récente », affirme John Pierce, cofondateur du réseau Internet Opencarry.org, qui milite pour le droit de porter une arme de façon visible. Aux États-Unis, où circulent 200 millions d'armes pour 300 millions d'habitants, seulement sept États interdisent de porter une arme chargée en public. En Virginie, État très libéral en la matière, l'arme doit se porter visible, à moins d'avoir un permis pour la dissimuler, mais dans les bars et restaurants qui servent de l'alcool, on est obligé de montrer son équipement. Cette mesure devrait pourtant bientôt changer, permettant au consommateur de porter un revolver sous le veston. « Porter une arme est un droit constitutionnel et il faut l'utiliser, sinon on va nous le retirer », affirme Rose Brahin, une retraitée de 64 ans, un revolver dans son holster. Les armes sauvent des vies. » Des drames comme la fusillade de Virginia, Tech où un étudiant déséquilibré a tué 31 personnes en 2007, n'ébranlent pas ses convictions : « Si tous les étudiants avaient eu une arme sur le campus, il y aurait eu moins de morts. »
Virginie MONTET (AFP)


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