Les manifestants qui réclament en Thaïlande la chute du gouvernement ont annoncé hier leur volonté de rallier les habitants de Bangkok pour mener une « guerre des classes » contre les élites du pays, alors que le Premier ministre faisait un geste d'ouverture en proposant de négocier. Après deux jours d'un spectaculaire coup médiatique, avec le versement de centaines de litres de sang devant le siège du gouvernement et le domicile d'Abhisit Vejjajiva, les responsables des « chemises rouges » ont annoncé un changement de stratégie pour obtenir des élections anticipées. Les partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra ont promis de se disperser en petits groupes dans la capitale demain, afin de gagner le cœur des classes moyennes urbaines, jusqu'à présent indifférentes à leur cause. Majoritairement composés de masses rurales du nord et du nord-est du pays, ils espèrent ainsi faire front commun contre les élites traditionnelles de Bangkok - palais royal, militaires, hauts fonctionnaires, magistrats - qui, selon eux, les négligent et confisquent les fruits du développement économique. Abhisit Vejjajiva, 45 ans et diplômé d'Oxford, est au pouvoir depuis décembre 2008 par un jeu de renversement d'alliances parlementaires, au terme d'une décision de justice qui a dissous le parti pro-Thaksin alors au pouvoir. Sa légitimité électorale est depuis d'autant plus contestée que Thaksin, seul Premier ministre à avoir été réélu en Thaïlande, avait déjà été renversé en 2006 par un coup d'État militaire. Toutefois, au cinquième jour du mouvement qui réclame sa tête, Abhisit a réitéré ses propositions de dialogue. Certains responsables ont affirmé cette semaine craindre pour sa sécurité, sans réellement étayer leurs affirmations. Aucune violence n'a été constatée depuis le début du mouvement, si ce n'est l'explosion de grenades qui n'ont pas été liées aux « rouges » par la police. Quelque 50 000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés. Mais, selon certains analystes, l'avenir du mouvement des « rouges » semble bien fragile.
Les manifestants qui réclament en Thaïlande la chute du gouvernement ont annoncé hier leur volonté de rallier les habitants de Bangkok pour mener une « guerre des classes » contre les élites du pays, alors que le Premier ministre faisait un geste d'ouverture en proposant de négocier. Après deux jours d'un spectaculaire coup médiatique, avec le versement de centaines de litres de sang devant le siège du gouvernement et le domicile d'Abhisit Vejjajiva, les responsables des « chemises rouges » ont annoncé un changement de stratégie pour obtenir des élections anticipées. Les partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra ont promis de se disperser en petits groupes dans la capitale demain, afin...
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