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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’Iran ne peut se doter d’une bombe atomique avant 2011, estime Petraeus

Pékin fait part de son inquiétude croissante au sujet de Téhéran, mais continue de rejeter les sanctions.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi avec son homologue britannique, David Miliband. Feng Li/AFP

Le général David Petraeus, chef d'état-major de l'armée américaine, a estimé hier que l'Iran ne serait pas en possession de l'arme nucléaire avant la fin de l'année. « Il (le programme nucléaire iranien) a, heureusement, pris un peu de retard et ce ne sera pas, je pense, pour cette année civile », a-t-il déclaré devant une commission du Sénat, en réponse à une question.
Parallèlement, la Chine a fait part hier de son inquiétude croissante au sujet du dossier nucléaire iranien, tout en continuant à rejeter les sanctions supplémentaires que prônent les puissances occidentales. « La question nucléaire iranienne fait l'objet d'une large attention de la communauté internationale. La Chine est devenue plus préoccupée par la situation actuelle », a déclaré à la presse le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi à l'issue d'une rencontre avec son homologue britannique David Miliband à Pékin. Ce dernier a tenté de convaincre Pékin, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, de l'intérêt de nouvelles sanctions à l'égard de l'Iran, soupçonné par les pays occidentaux de se doter de l'arme atomique sous le couvert d'un programme civil, ce que Téhéran dément. « Il y a une inquiétude croissante au sujet du programme nucléaire iranien », a souligné le chef de la diplomatie britannique. L'Iran, a jugé M. Miliband, « peut être traité comme un pays normal sur les questions nucléaires s'il se comporte comme un pays normal ». Mais M. Yang n'a montré aucun signe d'une éventuelle évolution de son pays, qui plaide pour une solution diplomatique. « Cette question doit être résolue de manière appropriée grâce à des négociations pacifiques », a-t-il dit. Le Conseil a déjà adopté cinq résolutions, dont trois assorties de sanctions, pour exiger de l'Iran qu'il suspende ses activités nucléaires sensibles, notamment l'enrichissement de l'uranium. Téhéran les a toutes ignorées. M. Yang a cependant affirmé que son pays, proche allié de l'Iran, souhaitait travailler encore plus étroitement avec les cinq autres grandes puissances engagées dans ce dossier (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne). « Nous aurons des contacts encore plus proches avec eux et les autres parties concernées pour aboutir à une solution diplomatique », a dit Yang Jiechi.
Le général David Petraeus, chef d'état-major de l'armée américaine, a estimé hier que l'Iran ne serait pas en possession de l'arme nucléaire avant la fin de l'année. « Il (le programme nucléaire iranien) a, heureusement, pris un peu de retard et ce ne sera pas, je pense, pour cette année civile », a-t-il déclaré devant une commission du Sénat, en réponse à une question.Parallèlement, la Chine a fait part hier de son inquiétude croissante au sujet du dossier nucléaire iranien, tout en continuant à rejeter les sanctions supplémentaires que prônent les puissances occidentales. « La question nucléaire iranienne fait l'objet d'une large attention de la...
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