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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

L’OTAN ne peut pas apporter la paix en Afghanistan, estime Ahmadinejad

Miliband encourage le gouvernement afghan à trouver une solution politique avec les talibans.

Le président Hamid Karzai accueillant chaleureusement son homologue iranien, hier à Kaboul. Photo AFP

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a critiqué hier à Kaboul la présence des forces de l'OTAN en Afghanistan et s'est moqué du secrétaire américain à la Défense, également en visite dans la capitale afghane.
Arrivé dans la matinée, le chef de l'État iranien a rencontré son homologue avant une conférence de presse où il a critiqué, sans jamais les nommer, les États-Unis. « Nous ne voyons pas la présence des forces militaires étrangères comme une solution pour apporter la paix en Afghanistan, a-t-il déclaré, aux côtés de M. Karzaï. La solution passe par le contrôle de la situation par le gouvernement légal d'Afghanistan. » « L'Iran ne joue pas de rôle dans l'insécurité en Afghanistan, nous avons toujours été du côté du gouvernement et du peuple afghans pour la sécurité en Afghanistan », s'est défendu le président iranien.
Répondant à une question d'un journaliste lui demandant de commenter les déclarations de M. Gates selon lesquelles l'Iran joue un double jeu en Afghanistan, le leader iranien a souri et dit : « La question est plutôt : que faites-vous (M. Gates) dans cette région ? » « Vous êtes à 12 000 km, de l'autre côté de la planète. Vous êtes de l'autre côté de la planète. Que faites-vous ici ? C'est une question sérieuse », a ajouté M. Ahmadinejad. « Vous êtes là pour arrêter les terroristes ? Si vous êtes là pour une autre raison, vous devez avoir le courage de le reconnaître. »
En juin 2009, M. Gates avait accusé l'Iran de jouer un « double jeu » en se disant l'ami du gouvernement afghan tout en envoyant des armes aux insurgés qui attaquent les soldats de l'OTAN. Le président iranien a retourné l'argument et accusé, sans les nommer, les États-Unis d'utiliser le terrorisme comme « excuse » pour justifier la présence des 121 000 soldats étrangers. « Ils (les Américains) jouent un double jeu. Ils ont eux-mêmes créé les terroristes et disent qu'ils veulent les combattre. » « Ils l'ont planifié, leur ont donné de l'argent, leur ont fourni un soutien en renseignements », a déclaré le leader iranien en référence aux talibans et à el-Qaëda.
De son côté, Robert Gates, interrogé sur la présence du président iranien dans la capitale afghane, a indiqué que les États-Unis souhaitaient que l'Afghanistan ait « de bonnes relations » avec tous ses voisins. Téhéran et Washington, malgré leur antagonisme, ont le même intérêt à empêcher le retour au pouvoir des talibans, mouvement extrémiste sunnite hostile aux Occidentaux mais aussi aux chiites iraniens qui a gouverné l'Afghanistan de 1996 à 2001 avant d'être chassé du pouvoir par la coalition militaire internationale créée après les attentats du 11-Septembre.
Hier, le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a de son côté encouragé le gouvernement afghan à trouver une solution politique avec les talibans afin de mettre fin au conflit en Afghanistan. « Un accord politique doit être aussi bien extérieur qu'intérieur, engageant tous les voisins de l'Afghanistan », a ajouté le chef de la diplomatie britannique. À elle seule, l'action des forces internationales « ne suffira pas à sécuriser l'Afghanistan » après plus de huit ans de guerre, a-t-il averti. « Certains insurgés se sont engagés avec el-Qaëda. Il n'y aura jamais de réconciliation avec eux ; ils doivent être combattus », a déclaré M. Miliband pour qui « la majorité (des insurgés) ne l'ont pas fait ».
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a critiqué hier à Kaboul la présence des forces de l'OTAN en Afghanistan et s'est moqué du secrétaire américain à la Défense, également en visite dans la capitale afghane.Arrivé dans la matinée, le chef de l'État iranien a rencontré son homologue avant une conférence de presse où il a critiqué, sans jamais les nommer, les États-Unis. « Nous ne voyons pas la présence des forces militaires étrangères comme une solution pour apporter la paix en Afghanistan, a-t-il déclaré, aux côtés de M. Karzaï. La solution passe par le contrôle de la situation par le gouvernement légal d'Afghanistan. »...
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