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Économie - Liban - Rapport

Les réserves en devises soutiennent la stabilité du système bancaire

Le système bancaire libanais a fait preuve de résilience et de stabilité face à la crise internationale, a souligné un rapport sur le Liban publié récemment par la banque allemande Commerzbank AG. En effet, l'accumulation des flux de capitaux a dopé la confiance des ménages ainsi que la stabilité du taux de change, a souligné le rapport publié par le bulletin hebdomadaire de la Byblos Bank, le Lebanon This Week, et ce malgré une augmentation des coûts de la politique de stérilisation et une accumulation des ressources dormantes au sein du système bancaire.
Le rapport a mis l'accent sur le fait que la Banque du Liban (BDL) a adopté une politique d'accumulation des réserves pour protéger le système bancaire contre d'éventuels risques. Ainsi, la Banque centrale aurait accumulé des réserves en devises de l'ordre de 34 milliards de dollars, sachant que le système bancaire possède une base de dépôts équivalente à 100 milliards de dollars, soit un peu plus de 300 % du produit intérieur brut (PIB).
Le rapport de la Commerzbank AG a indiqué que l'objectif essentiel de la BDL demeure l'accumulation de devises ; une stratégie qui vise à protéger la stabilité financière et la solvabilité de l'État.
Parallèlement, le rapport a souligné que la vulnérabilité économique essentielle du Liban, depuis plus d'une décennie, demeure sa dette publique et que des réformes structurelles sont nécessaires pour améliorer le profil de risque de crédits du pays. De plus, malgré la stabilité enregistrée en 2009 et un consensus politique plus ou moins consolidé, la banque allemande a mis l'accent sur l'incertitude qui pèse sur la situation fiscale à moyen terme. Elle a aussi relevé les déficiences structurelles des services publics et de l'infrastructure, ainsi que celles des subventions du secteur de l'énergie qui plombent les finances de l'État. En effet, les sommes transférées par l'État à l'Électricité du Liban (EDL) seraient de l'ordre de 4 % du PIB.
Les autres dépenses lourdes de l'État sont, d'une part, la masse salariale qui représente 40 % des recettes (dont 20 % sont destinées à l'institution militaire) et, d'autre part, le service de la dette, qui accapare également 40 %.
Tout en insistant sur la nécessité de renforcer les investissements de l'État, le rapport a mis l'accent sur le fait que le ratio de la dette pourrait baisser d'un tiers durant la prochaine décennie, si le climat macroéconomique le permet. Il a également projeté que si la dette n'augmentait pas, l'excédent primaire serait égal à 1 % du PIB, et la privatisation pourrait abaisser le ratio de la dette au PIB. Pourtant, la Commerzbank a noté que la trajectoire de la dette reste vulnérable aux taux d'intérêt et aux fluctuations de la croissance et a mis en garde contre le fait d'augmenter le taux d'intérêt réel à 10 %, ce qui provoquerait une augmentation du ratio de la dette au PIB, un ralentissement de la croissance et une diminution du solde primaire.
Le système bancaire libanais a fait preuve de résilience et de stabilité face à la crise internationale, a souligné un rapport sur le Liban publié récemment par la banque allemande Commerzbank AG. En effet, l'accumulation des flux de capitaux a dopé la confiance des ménages ainsi que la stabilité du taux de change, a souligné le rapport publié par le bulletin hebdomadaire de la Byblos Bank, le Lebanon This Week, et ce malgré une augmentation des coûts de la politique de stérilisation et une accumulation des ressources dormantes au sein du système bancaire.Le rapport a mis l'accent sur le fait que la Banque du Liban (BDL) a adopté une politique d'accumulation des réserves pour protéger le système...
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