Ronald Noirot a fait part de ses « inquiétudes » quant aux besoins de réorganisation interne qui vont naître de ces départs volontaires, dont la répartition entre les huit directions concernées ne correspond pas forcément aux besoins de l'entreprise. « Il n'y a pas assez de départs à la direction générale industrielle par exemple, et il n'y en aura probablement pas assez à l'exploitation (hôtesses au sol, personnel sur piste, etc.) », explique le délégué CFE-CGC. À l'inverse, à la direction commerciale (agences, ventes à distance, etc.), « il y a plus de gens que prévu qui veulent partir », selon lui. « Il va falloir être vigilant pour ceux qui restent, de façon à ne pas leur imposer des choses qu'ils ne souhaitent pas », a commenté M. Noirot, faisant notamment référence à des mobilités géographiques, les escales de province étant visées par le plan.
Lors de la présentation de ses résultats trimestriels, début février, Air France a annoncé une perte de 295 millions d'euros au cours de son troisième trimestre 2009/2010 (octobre-décembre). C'est le cinquième trimestre d'affilée avec des pertes nettes. En plus du plan de départs volontaires, Air France veut, selon les syndicats, réaliser 120 millions d'euros d'économies par an sur son personnel navigant du réseau court et moyen-courrier à partir de 2012 dans le cadre d'un projet baptisé Neo. Ce projet comprend aussi un volet commercial, avec notamment une réduction à partir du 1er avril des tarifs sur les moyen-courriers et la limitation de certaines prestations sur ces vols.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine