La secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a fait ses déclarations concernant la Syrie lors d’une audition devant la commission budgétaire du Sénat. Yuri Gripas/Reuters
En outre, concernant le dossier du nucléaire iranien, Mme Clinton a dit hier espérer une résolution de l'ONU condamnant les activités controversées de Téhéran « dans 30 à 60 jours ». La veille déjà, le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, estimant que Téhéran ne faisait rien pour inciter la communauté internationale à lui faire confiance, avait averti que la patience des États-Unis est à bout. « Si cela se poursuit, le président (américain Barack Obama) comme nos alliés ont averti qu'il y aura des conséquences. Ce processus est en route », a dit le porte-parole.
Ces déclarations américaines interviennent alors qu'une réunion est prévue à Damas entre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et le chef du Hamas en exil en Syrie, Khaled Mechaal. Cette réunion pourrait avoir lieu aujourd'hui, selon l'agence de presse russe RIA Novosti, alors que le journal saoudien Okaz, citant des sources libanaises sous le couvert de l'anonymat, se contentait de parler de la fin de la semaine. Ces sources ont également indiqué que d'autres dirigeants libanais de l'opposition (8 Mars) iront en Syrie pour rencontrer le président iranien. L'agence RIA Novosti a notamment évoqué la présence de membres d'Amal. Le journal saoudien souligne que la réunion entre M. Ahmadinejad et les dirigeants du Hezbollah et du Hamas vise à envoyer un message clair aux Israéliens sur le soutien de l'Iran aux deux mouvements en cas d'attaque israélienne.
La Syrie est un proche allié de l'Iran, que les États-Unis tentent d'isoler. L'administration Obama considère toutefois Damas comme un acteur utile pour faire avancer le processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Mme Clinton a ainsi promis d'examiner la suggestion d'un sénateur d'inviter à Washington M. Assad et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avant de relancer leurs discussions au sujet du plateau du Golan, conquis en 1967 par l'État hébreu. « Je suis prête à envisager tout ce qui peut mettre fin à l'impasse, a-t-elle répondu au démocrate Arlen Specter, mais je ne sais pas si c'est acceptable ou faisable pour toutes les parties. »


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