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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

La poste encore

 

Monsieur le Ministre des Postes et Télécommunications,
Vous travaillez beaucoup à améliorer le fonctionnement de nos communications téléphoniques et à en abaisser le coût, et nous vous en sommes très reconnaissants.
Mais peut-être devriez-vous aussi vous pencher sur l'activité de la poste libanaise. En effet, celle-ci devient de moins en moins fiable et de nombreuses lettres se perdent.
Voici un exemple aussi précis qu'édifiant :
Une amie m'a envoyé de Bruxelles  le 4 janvier une lettre recommandée. L'enveloppe, que je tiens à votre disposition, comportait bien le nom du destinataire, le nom de l'immeuble, le nom de la rue, le quartier de Beyrouth et le code postal que la poste nous a affecté. Cette lettre est parvenue à Beyrouth le 8 janvier, mais elle ne m'a jamais été remise. La poste de mon quartier (Hamra) l'a renvoyée à Bruxelles avec un tampon portant la mention : « Retour, adresse insuffisante ! » Que fallait-il donc de plus pour que le facteur trouve mon immeuble ?
Le document que mon amie voulait me faire parvenir étant important, la même amie a posté, le même jour, vers le 20 janvier, deux lettres à mon nom et à la même adresse, avec toutes les précisions nécessaires. Elle a posté l'une en recommandé et l'autre en tarif normal. À ce jour, c'est-à-dire trois semaines après, aucune de ces deux lettres ne m'est parvenue.
À cause de cette même poste libanaise, j'ai failli perdre ma pension française, faute d'avoir reçu et renvoyé à temps le certificat de vie que ma caisse de retraite me réclamait. Je tremble à l'idée que ne se perde une lettre concernant mes impôts français.
Dois-je donc toujours utiliser les services de Chronopost, qui m'ont fait payer 118 euros  pour m'envoyer un livre dont j'avais besoin ?

Bernadette NASR


Où sont passés nos trottoirs ?

 

Le trottoir est un espace réservé aux piétons de chaque côté de la rue, un caniveau est une bordure servant de limite avec la partie vouée à la circulation des engins. Chez nous, et surtout dans la capitale, c'est le contraire qui est vrai. Les trottoirs sont devenus un espace réservé aux véhicules, qui entravent la marche des piétons, sans oublier les diverses protections aux entrées des garages. À l'approche des élections municipales, nos édiles se hâtent de placer ici et là quelques dalles à la va-vite. Quant aux promoteurs avides, ils ne pensent qu'à édifier des gratte-ciel. Les rues restent désespérément étroites et  sombres ; à la tombée de la nuit, tout devient noir avec l'absence quasi totale d'éclairage, sans aucune considération pour la qualité des réflexes qui faiblissent avec l'âge. C'est qu'à  60 ans, on a besoin de quatre fois plus de lumière qu'à 20 ans pour bien voir. Enfin, si vous trouvez un trottoir très large, il  est conçu  pour faciliter l'accès à un grand point de vente et non pour vous laisser la possibilité de circuler librement. Triste pays.

Antoine SABBAGHA

 


De l'usage du klaxon

 

L'investissement « klaxonnier » au Liban est sans doute le plus rentable du monde :

1) Pour exprimer une mauvaise humeur, une hâte, un dérangement.
2) Dans un embouteillage, pour montrer qu'on en a marre, qu'on n'en peut plus, que nous étouffons.
3) À l'arrêt des feux, pour marquer son impatience.
4) À l'occasion de noces, parce qu'on est content et qu'on veut que tout le monde le sache.
5) Lorsqu'on arrive chez des amis, pour leur dire de nous rejoindre.
6) Pour saluer quelqu'un qu'on croise sur la route.
7) En hommage à la beauté d'une jeune fille.
8) En doublant une autre voiture.
9) Pour remercier l'automobiliste qui nous a ouvert la voie ou pour l'insulter dans le cas contraire.  
10) Pour indiquer ses préférences politiques.

Sabine CHAMOUN

La poste encore
 
Monsieur le Ministre des Postes et Télécommunications,Vous travaillez beaucoup à améliorer le fonctionnement de nos communications téléphoniques et à en abaisser le coût, et nous vous en sommes très reconnaissants.Mais peut-être devriez-vous aussi vous pencher sur l'activité de la poste libanaise. En effet, celle-ci devient de moins en moins fiable et de nombreuses lettres se perdent. Voici un exemple aussi précis qu'édifiant :Une amie m'a envoyé de Bruxelles  le 4 janvier une lettre recommandée. L'enveloppe, que je tiens à votre disposition, comportait bien le nom du destinataire, le nom de l'immeuble, le nom de la rue, le quartier de Beyrouth et le code postal que la poste nous...
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