Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a demandé, jeudi,, à la zone euro dans son ensemble d'être prête à "préserver" sa stabilité financière menacée par la crise grecque. /
Les dirigeants des 27 pays de l'UE ont assuré jeudi de leur solidarité la Grèce dont la crise budgétaire sans précédent secoue la zone euro.
"Tant qu'un pays n'est pas membre de la monnaie unique, les critères de Maastricht valent de manière très stricte, mais dès qu'il en fait partie, il peut pratiquement faire ce qu'il veut", a lancé vendredi le Premier ministre lituanien Andrius Kubilius dont le pays a manqué de peu l'examen de passage en 2007.
Tout comme ses deux voisines des bords de la Baltique, l'Estonie et la Lettonie, la Lituanie est candidate à l'adoption de l'euro auquel sa monnaie est liée par un taux fixe.
Encore champions de la croissance en Europe il y a trois ans, ces ex-républiques soviétiques ont engagé de cruelles mesures d'austérité dont des baisses de salaire à deux chiffres.
"Je pense qu'il est très peu probable que la zone euro accepte de nouveaux membres à court ou même moyen terme car elle a déjà ses propres problèmes avec des pays à la monnaie surévaluée comme la Grèce, l'Espagne, l'Italie et le Portugal", commente Par Magnusson, analyste de la Danske Bank.
"Ils ne seront pas tentés d'accepter des membres comme la Bulgarie, la Hongrie ou les pays baltes qui ont les mêmes problèmes que la Grèce", affirme M. Magnusson pour qui la Hongrie est "la plus proche de la Grèce" par sa dette publique.
Cette dette était en 2008 de 72,9% du produit intérieur brut, selon Eurostat. Budapest ambitionne d'adopter l'euro d'ici à quatre ans. La Hongrie a reçu une bouée de sauvetage de 20 milliards d'euros en octobre 2008 des grandes institutions internationales en échange de réformes.
"Mis à part la Hongrie, aucun autre pays de la région n'a de dette comparable à celle de la Grèce", souligne Maria Valachyova, analyste de la banque slovaque Slovenska Sporitelna. La Slovaquie et la Slovénie sont les seuls pays ex-communistes parmi les 16 membres de la zone euro.
La Roumanie, dont la monnaie n'a pas de lien fixe avec l'euro, vise une adoption le 1er janvier 2015. Selon son représentant auprès du FMI, Mihai Tanasescu, elle ne risque pas de répéter le scénario grec: "la dette roumaine ne dépasse pas 30% du PIB et la Banque centrale dispose de réserves solides, d'environ 28 milliards d'euros".
"Il est évident que plusieurs pays d'Europe centrale sont beaucoup plus forts du point de vue des finances que certains pays de la zone euro", note Witold Orlowski, économiste chez PriceWaterhouseCoopers, citant la République tchèque et la Pologne. La situation des candidats n'en sera pas moins "analysée avec beaucoup plus de prudence qu'avant" pour en vérifier la stabilité à long terme: "si la Grèce avait été soumise à cet examen de long terme, elle n'aurait pas été admise".
L'Estonie, en tête de file des candidats, espère recevoir cet été le feu vert de l'UE pour adopter l'euro le 1er janvier 2011. "Notre conviction que les critères ne vont pas changer nous rend plus confiants encore" dans le succès du projet, a déclaré à l'AFP le Premier ministre estonien, Andrus Ansip.
Les candidats à l'euro devraient se réjouir d'un renforcement de la discipline car l'UE a "été trompée plus d'une fois par la Grèce", estime Morten Hansen, professeur de l'École supérieure d'Économie de Stockholm en poste à Riga: "Quel est l'intérêt actuellement de rentrer dans la zone euro quand vous avez des cas comme le Portugal, l'Italie, la Grèce ou l'Espagne? Elle n'est plus le havre de stabilité que beaucoup voient".
"Tant qu'un pays n'est pas membre de la monnaie unique, les critères de Maastricht valent de manière très stricte, mais dès qu'il en fait partie, il peut pratiquement faire ce qu'il veut", a lancé vendredi le Premier ministre lituanien Andrius Kubilius dont le pays a manqué de peu l'examen de passage en 2007.
Tout comme ses deux voisines des bords de la Baltique, l'Estonie et la Lettonie, la Lituanie est candidate à l'adoption de l'euro auquel sa monnaie est liée par un taux fixe.
Encore champions de la croissance en Europe il y a trois ans, ces ex-républiques soviétiques ont engagé...


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