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Moyen Orient et Monde - Manifestations

Anniversaire sous haute tension, aujourd’hui, de la révolution islamique

Nouvelles arrestations d'opposants en Iran.
L'Iran célèbre aujourd'hui le 31e anniversaire de la révolution islamique par des rassemblements officiels, avec le risque de contre-manifestations de l'opposition, dans un contexte de pression internationale croissante liée au dossier nucléaire controversé iranien. Dans ce contexte tendu, le pouvoir a averti qu'il ne tolérerait pas de voix discordantes lors des manifestations d'aujourd'hui, traditionnellement destinées à afficher la force et la popularité du régime islamique. Les forces de l'ordre et les bassidjis ont été mobilisés massivement et commençaient à se mettre en place hier à Téhéran.
Ces derniers jours, les autorités ont procédé à de nouvelles arrestations d'opposants et de journalistes, un avertissement clair aux médias placés sous étroite surveillance. Les autorités ont interdit à la presse étrangère de couvrir les défilés, la cantonnant dans une tribune officielle pour écouter le discours que doit prononcer le président Ahmadinejad devant la foule. « Nous avons de très bonnes informations sur ces groupuscules et un certain nombre de personnes qui faisaient des préparatifs ont été arrêtées », a déclaré Esmaïl Ahmadi Moghadam, sans préciser le nombre d'arrestations ni le type de ces « préparatifs ». « Nous avons pris toutes les mesures pour avoir un défilé grandiose (...). Si certains tentent de créer des troubles, les gens agiront eux-mêmes et les forces de l'ordre sont également prêtes », a-t-il ajouté.
Les principaux leaders de l'opposition, interdite de manifestations, ont néanmoins appelé leurs partisans à participer massivement aux rassemblements officiels, selon la tactique employée depuis le début de la crise. « Participons tous aux cérémonies d'anniversaire calmement et fermement, avec patience et sans violences verbale et physique », a demandé l'ex-chef réformateur du Parlement, Mehdi Karoubi. Ces commémorations « ne sont pas la propriété d'une faction ou d'un camp », a souligné l'ex-président réformateur Mohammad Khatami. Pour l'ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi, principal rival de M. Ahmadinejad à la présidentielle, l'opposition doit être « présente lors de tels mouvements », pour « tenter d'influencer les autres par (son) comportement ».
En outre, un Iranien a été condamné à la peine capitale pour sa participation aux émeutes antigouvernementales fin décembre, a indiqué mardi l'agence ISNA, ce qui porte à 12 le nombre de personnes condamnées à mort pour leur implication dans des manifestations de l'opposition. « Neuf des responsables des troubles de l'Achoura ont été condamnés : un à la peine capitale et huit autres à des peines de prison », a rapporté ISNA, citant un communiqué du parquet de Téhéran, sans donner plus de détails. Neuf autres condamnés attendent la confirmation de leur sentence en appel. Le pouvoir iranien cherche à « intimider l'opposition », a jugé le ministère français des Affaires étrangères, en réaction à la douzième peine capitale prononcée contre un contestataire.

L'Iran célèbre aujourd'hui le 31e anniversaire de la révolution islamique par des rassemblements officiels, avec le risque de contre-manifestations de l'opposition, dans un contexte de pression internationale croissante liée au dossier nucléaire controversé iranien. Dans ce contexte tendu, le pouvoir a averti qu'il ne tolérerait pas de voix discordantes lors des manifestations d'aujourd'hui, traditionnellement destinées à afficher la force et la popularité du régime islamique. Les forces de l'ordre et les bassidjis ont été mobilisés massivement et commençaient à se mettre en place hier à Téhéran.Ces derniers jours, les autorités ont procédé à de nouvelles arrestations d'opposants...
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