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Moyen Orient et Monde - Séisme

Haïti : les efforts se poursuivent contre les "embouteillages" dans l'aide

Les efforts se poursuivaient samedi pour résoudre les "embouteillages", reconnus par Bill Clinton, dans la distribution de l'aide internationale à Haïti tandis que les dix Baptistes américains inculpés d'enlèvement d'enfants attendaient leur transfèrement en prison.

L'ancien président américain Bill Clinton a promis l'arrivée de plusieurs milliers de tentes supplémentaires au cours des prochains jours. Mais beaucoup d'Haïtiens reprochent toujours à leur gouvernement de ne rien faire pour venir en aide au million de sinistrés dénombrés dans le pays./

"Désolé que ça ait pris autant de temps", a déclaré l'ancien président américain Bill Clinton, émissaire pour l'ONU à Haïti dont la capitale Port-au-Prince et sa région ont été dévastées par un tremblement de terre le 12 janvier et dont tous les habitants n'ont pas encore eu accès à l'aide attendue. "J'essaie de résoudre les embouteillages pour que l'expédition de nourriture se fasse en quantité suffisante", a-t-il ajouté.

Samedi, le colonel Gregory Kane, directeur du commandement des opérations à Haïti, a confirmé l'engagement prolongé de l'armée américaine sur le terrain. "Nous serons en Haïti tant que ce sera utile, le volet militaire de l'opération, en vertu de l'expérience, sera probablement de 45 à 50 jours" en tout, a-t-il assuré à la presse. "C'est une décision politique qui sera prise par le gouvernement américain", a-t-il cependant nuancé. Le Pentagone a débloqué jusqu'ici plus de 200 millions de dollars d'aide aux sinistrés, selon l'USAID, l'agence publique américaine chargée de l'aide au développement.

L'armée américaine a déployé jusqu'à 22 000 hommes à Haïti ou au large, a précisé le colonel Kane. Il en restait selon lui actuellement 17 000 dont 7 000 à terre, assurant des distributions de matériel et de nourriture dans 16 sites différents.

Les ambassadeurs de l'Union européenne (UE) ont de leur côté annoncé samedi que les 27 allaient contribuer à hauteur de plus de 400 millions d'euros au programme de reconstruction.

Parallèlement, les dix Baptistes américains arrêtés le 29 janvier à la frontière dominicaine avec 33 enfants présentés comme orphelins mais sans papiers d'identité, attendaient toujours à la Direction centrale de la police (DCPJ) leur transfèrement. Les hommes devaient rejoindre le pénitencier national, dont les prisonniers avaient profité du séisme pour s'échapper. John May, un Américain membre d'une ONG qui aidait au fonctionnement d'une clinique à l'intérieur de la prison, avant le séisme, a expliqué à l'AFP que les conditions de détention y étaient particulièrement pénibles.Il a décrit des cellules surpeuplées, où les détenus devaient rester debout faute de place pour s'asseoir. Les cinq femmes devaient de leur côté être transportées dans une prison de Pétion-ville sur les hauteurs de Port-au-Prince, qui accueille aujourd'hui 300 détenues et n'a été que très peu touchée par le séisme. Les parents de certains des enfants temporairement pris en charge par une organisation caritative ont affirmé à l'AFP avoir "donné" les enfants aux Américains "parce que c'était mieux pour eux".

À Callebasse, à une heure de voiture à l'est de Port-au-Prince, Fritzian Valmont, père de trois enfants, a affirmé à l'AFP avoir donné sa fille de 8 ans, Alentina, et deux neveux du même âge. "La seule raison pour laquelle on veut maintenant les récupérer, c'est que nous avons trop de problèmes avec la presse", a-t-il dit.

À Port-au-Prince, dont le centre doit être reconstruit à 75% selon l'ONU et où des dizaines de milliers de personnes vivent sous des abris de fortune faits de tissus tendus au petit bonheur, de plus en plus de pancartes protestant contre la lenteur de l'aide apparaissaient.

Après d'autres cette semaine, une manifestation spontanée a accueilli vendredi Bill Clinton pour réclamer des tentes. Beaucoup d'Haïtiens reprochent toujours à leur gouvernement de ne rien faire pour venir en aide au million de sinistrés dénombrés dans le pays.

Le séisme qui a fait 212 000 morts selon le gouvernement haïtien, aurait affecté jusqu'à 3 millions de personnes.


"Désolé que ça ait pris autant de temps", a déclaré l'ancien président américain Bill Clinton, émissaire pour l'ONU à Haïti dont la capitale Port-au-Prince et sa région ont été dévastées par un tremblement de terre le 12 janvier et dont tous les habitants n'ont pas encore eu accès à l'aide attendue. "J'essaie de résoudre les embouteillages pour que l'expédition de nourriture se fasse en quantité suffisante", a-t-il ajouté.
Samedi, le colonel Gregory Kane, directeur du commandement des opérations à Haïti, a confirmé l'engagement prolongé de l'armée américaine sur le terrain. "Nous serons en Haïti tant que ce sera utile, le volet militaire de...
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