Alors que plus d’un million de pèlerins commençaient à quitter Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad, un obus est tombé sur la foule.Mushtaq Muhammed/Reuters
Pour sa part, le gouverneur de la province Amal Eddine al-Her a indiqué que « l'obus de mortier avait été tiré à partir d'une région agricole au nord-est de Kerbala et était tombé à Kantarat al-Salam », à 3 km à l'est de la ville. Il a accusé el-Qaëda, aidé des partisans du Baas de l'ancien dictateur Saddam Hussein, d'avoir commis cet attentat. Mais une source au ministère de l'Intérieur a affirmé qu'il s'agissait de deux voitures piégées.
« Ces deux dernières semaines, il y a eu 10 millions de visiteurs dont 100 000 étrangers venus d'Iran, des pays du Golfe, de Syrie, du Liban, de Tanzanie, des États-Unis, de Norvège et de Belgique », a affirmé à l'AFP le gouverneur de Kerbala. Vêtus de noir et portant des bannières de la même couleur à l'effigie de Hussein, les pèlerins ont défilé en procession en se frappant la poitrine ou la tête en signe de repentance pour ne pas avoir prêté main-forte au petit-fils de Mohammad, tué en 680 par les troupes du calife omeyyade Yazid. Comme la tradition veut que les pèlerins se rendent à pied vers Kerbala, le gouverneur a lancé un appel aux responsables des provinces de leur envoyer des bus pour permettre à la foule de rentrer chez elle. « La province n'est pas en mesure de permettre le retour des pèlerins. Nous n'avons que 1 000 véhicules du ministère des Transports, 1 000 du ministère de la Défense, 100 du ministère de la Santé, 100 de la police et 100 des compagnies privées », a-t-il expliqué. « Il faut créer unministère pour les pèlerinages en Irak. Comme chaque année, nous souffrons de problèmes de transport », s'est plaint Karim Jassem, 50 ans, originaire de Bassora, dans le sud de l'Irak.


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