Le Moyen-Orient moins affecté que le reste du monde
Sur le plan régional, l'enquête souligne que le Moyen-Orient a été le moins affecté par la crise, comparativement à d'autres régions du monde, le taux d'occupation moyen des hôtels ayant atteint 61,3 % en 2009, contre 61,1 % en Europe, 60,7 % en Asie-Pacifique et 55,3 % dans les Amériques. Ce taux a toutefois reculé de 9,6 % par rapport à 2008, souligne le rapport, attribuant cette baisse aux effets de la crise internationale.
En détail, les taux d'occupation des chambres d'hôtels à Dubaï et à Abou Dhabi ont reculé respectivement de 10,2 % et 13,1 %, atteignant 69,4 % et 70,6 % dans chacun des deux émirats. Les hôtels d'Abou Dhabi avaient affiché un taux de 81,3 % en 2008.
Les établissements de la capitale d'Oman (Mascate) ont, quant à eux, enregistré la plus forte baisse dans la région, leur taux d'occupation ayant reculé en moyenne de 21,1 % l'an dernier, sur un an, à 53,6 %. La baisse la moins prononcée a été enregistrée auprès des établissements de la capitale saoudienne, dont le taux d'occupation s'est élevé à 71,1 %, en baisse de seulement 0,4 % par rapport à 2008. Outre la capitale libanaise, Djeddah a en outre été l'une des rares destinations à bénéficier d'une croissance des recettes provenant de l'activité hôtelière, les revenus par chambre disponible des hôtels de la ville ayant augmenté de 11 % l'an dernier, à 125 dollars.
Sur ce plan, Dubaï a connu la chute la plus importante, les revenus par chambre disponible ayant régressé l'an dernier de 31,4 %, à 163,3 dollars. Il a été suivi par Mascate (-19,2 %) et Abou Dhabi (-11,8 %).
L'étude souligne enfin que le Moyen-Orient a pu bénéficier de ses nombreux atouts, dont l'emplacement géographique et le niveau des investissements affluant dans la région, ce qui lui a permis d'atténuer l'impact négatif de la crise internationale.
Rappelons enfin que dans un ancien rapport, le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) avait estimé à 3,6 % la baisse de la contribution du secteur touristique au produit intérieur brut (PIB) mondial en 2009.


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