M. Rizk a noté que le déficit était ainsi transféré à l'État, ce qui aggravait davantage encore la dette publique. Pour M. Rizk, le plus grave est que toute augmentation de l'électricité thermique dans le but de suivre l'augmentation de la consommation des citoyens vient aggraver encore le déficit du Trésor public. Selon lui, il ne saurait donc y avoir de solution au problème de l'énergie que par la sortie de ce cercle vicieux.
Il a déclaré que cette voie devait reposer sur les principes suivants : premièrement, la réduction du gaspillage de la consommation et l'imposition de conditions nouvelles à l'octroi des permis de construire. Ces permis ne sauraient être octroyés qu'aux immeubles remplissant les conditions d'isolation thermique, diminuant la consommation électrique pour le chauffage en hiver et la climatisation en été. Deuxièmement, M. Rizk a prôné la généralisation de l'utilisation des panneaux solaires pour l'eau chaude domestique, rappelant à cet égard l'expérience concluante de la localité de Moukhtara, au Chouf, où Walid Joumblatt a équipé, à ses propres frais, toutes les maisons de panneaux solaires, ce qui a déterminé une économie considérable d'énergie. M. Rizk a noté que l'on estimait l'économie résultant de toutes ces mesures à environ 40 %, ce qui suffirait à couvrir la différence entre la production de l'EDL de 1 600MW et la consommation totale qui est de 2 200MW.
Finalement, l'ancien ministre a souligné que les mesures tendant à l'économie de la consommation de-
vaient se compléter de mesures tendant à la production d'énergies renouvelables indépendantes du fuel et n'entraînant pas, par conséquent, une aggravation du déficit du budget. En tête de ces énergies renouvelables, selon lui, figure l'énergie éolienne que le gouvernement, dans sa déclaration ministérielle, s'est engagé à porter à 12 % du total de l'énergie produite, soit 150WM environ. Il a rappelé à cet égard que de très importants établissements internationaux se sont engagés à aider le Liban dans cette voie et même à contribuer au financement nécessaire. Il n'est pas à perdre de vue, selon lui, que la France a fixé à 20 % la part des énergies renouvelables dans sa production d'énergie.


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