Cette mesure de chômage technique concernera les six usines automobiles du groupe en Italie, dans lesquelles sont employées environ 30 000 personnes, du 22 février au 7 mars, selon un porte-parole. Durant cette période, les salariés toucheront environ 80 % de leur salaire. Cette somme leur sera versée par un fonds financé par les cotisations sociales ou par l'État. Le groupe a eu massivement recours à ce dispositif appelé « cassa integrazione » depuis le début de la crise. À la Bourse de Milan, après cette annonce, le titre Fiat cédait 0,79 % à 9,46 euros, dans un marché stable. « Nous sommes inquiets et nous ne nous y attendions pas », a réagi Eros Panicali, responsable du secteur automobile au sein du syndicat Uilm, cité par l'agence ANSA. « C'est un signal très grave, qui montre que nous sommes encore loin de sortir de la crise et que le secteur automobile souffre encore profondément », a renchéri Roberto Di Maulo, secrétaire général du syndicat Fismic. Le directeur général de Fiat, Sergio Marchionne, a annoncé lundi, lors de la présentation des résultats annuels du groupe, qu'il s'attendait à une contraction de 12 % du marché automobile en Europe cette année si les primes à la casse étaient prolongées et à une baisse de 16 % dans le cas contraire.
En 2009, le groupe a accusé une perte de 848 millions d'euros contre un bénéfice net de 1,721 milliard engrangé en 2008. Fiat prévoit un retour au bénéfice à un niveau compris entre 200 et 300 millions d'euros cette année, à condition que les primes à la casse soient prolongées en Europe. En Italie, principal marché de Fiat, le gouvernement a déjà indiqué qu'il allait maintenir ces aides tout en les réduisant, mais les modalités précises n'ont pas encore été annoncées.


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