Les troupes américaines retirées du front pour raisons médicales en Irak et Afghanistan de 2004 à 2007 sont de plus en plus évacuées pour des motifs psychiatriques, selon une étude américaine. Seulement 14 % des troupes retirées des opérations de combat sur une base médicale dans les deux guerres durant cette période de quatre ans ont été évacués pour cause de blessures de guerre, selon l'étude publiée par une revue médicale britannique. Les principales causes de retrait sont les troubles musculo-squelettiques et les problèmes articulaires qui représentaient 24 % des évacuations. Les motifs psychiatriques, qui comptaient pour 5 % des évacuations en Irak et 6 % en Afghanistan en 2004, pesaient respectivement 14 et 11 % en 2007.
L'analyse, dirigée par Steven Cohen de Baltimore (Johns Hopkins School of Medicine), porte sur les données provenant de plus de 34 000 personnels américains évacués à l'hôpital militaire américain de Landstuhl, en Allemagne. Les auteurs relèvent l'augmentation des cas psychiatriques en dépit de l'introduction d'équipes de santé mentale dédiées à la prévention du stress de combat. La répétition des missions et le soutien faiblissant du public à la guerre en Irak pourraient partiellement compter dans cette augmentation des troubles psychiatriques, suggèrent les auteurs.
Parmi les autres causes médicales d'évacuation figurent les troubles du système nerveux (10 %) et les douleurs de la colonne vertébrale (7 %).