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Nos lecteurs ont la parole

Le martyre des automobilistes

Par Raymond NAHAS
Nous avions tous espéré une amélioration du trafic durant la période des fêtes de fin d'année. Dieu soit loué, tous les hôtels du Liban ont affiché complet et l'avenir s'annonce serein. Mais quel martyre pour les automobilistes quand il faut avancer à pas de tortue, avec une circulation qui n'a pas su, jusqu'à ce jour, trouver son bon rythme.
Il est indispensable d'abord de synchroniser les feux de signalisation, de façon que la circulation soit plus fluide. Quand un automobiliste doit faire quatorze stations sur une route semée de feux rouges, pour atteindre sa destination, cela relève du chemin de croix.
Il faut plus d'une heure pour aller de Jounieh à Beyrouth, mais combien d'émotions pour arriver à bon port. Il y a d'abord les motocyclistes indisciplinés qui roulent sans casques et qui se livrent sur l'autoroute à des courses effrénées. Bien entendu, pas un policier à l'horizon, et toutes les règles imposées il y a quelque temps sont désormais ignorées. Je pense plutôt que la faute de ce dérèglement revient aussi aux agents de la circulation qui ne savent pas faire appliquer les lois d'une façon ferme et énergique.
Un second problème majeur est celui du parking. Là les tarifs sont passés du simple au double. Qui surveille ces parkings qui appliquent leurs tarifs à la tête du client ? C'est vrai qu'on voit de moins en moins d'espace pour se garer. Le vert a été remplacé par le béton et d'ici à quelques années, Beyrouth ressemblera à New York avec ses gratte-ciel.
Pourquoi ne pas obliger toutes les nouvelles constructions à avoir un parking sur deux étages, sous-sol ouvert à tous, suivant un tarif applicable pour tous ? Que dire alors des parkings le long des trottoirs où il faut payer à l'heure ? Il y a à la rue de Verdun, en face de la gendarmerie, un long trottoir où les policiers qui gardent la prison des femmes (en plein Verdun où le mètre carré vaut plus de 10 000$) garent leurs voitures dès 6 heures du matin. Bien entendu, les magasins de cette rue n'ont pas la possibilité de garer leurs véhicules, et si un client veut s'arrêter en seconde ligne pour faire un achat, il est immédiatement mis à l'amende. Trouvons à l'intérieur de la caserne un endroit pour garer les voitures des gendarmes ou permettons l'arrêt en seconde ligne pour un temps défini des voitures des simples contribuables.
La meilleure solution serait de déplacer cette prison hors de Beyrouth. La vente de ce lot de terrain donnant sur 3 rues aiderait plus facilement le ministère des Finances à équilibrer son budget. Que dire alors des chauffeurs de taxi qui ont doublé leurs tarifs ? La course Beyrouth-Rabieh coûte en général 20 000 livres libanaises. Plusieurs fois au cours de cette semaine, j'ai dû payer 40 000 livres pour le même trajet. Dans le temps, il y avait une police touristique qui savait punir les contrevenants. De nos jours, tout est à la tête du client. Le Liban est supposé être un pays touristique, et les transports doivent être tarifiés et surveillés. J'ai des amis étrangers qui ont déboursé plus de 15 dollars pour une simple course du Phoenicia à Achrafieh. L'explication du chauffeur : « Nous payons une taxe pour avoir le droit de garer notre voiture. » Après vérification, cela s'est avéré faux.
Les ministères de l'Intérieur et du Tourisme devraient vérifier les tarifs des transports.
Nous avions tous espéré une amélioration du trafic durant la période des fêtes de fin d'année. Dieu soit loué, tous les hôtels du Liban ont affiché complet et l'avenir s'annonce serein. Mais quel martyre pour les automobilistes quand il faut avancer à pas de tortue, avec une circulation qui n'a pas su, jusqu'à ce jour, trouver son bon rythme.Il est indispensable d'abord de synchroniser les feux de signalisation, de façon que la circulation soit plus fluide. Quand un automobiliste doit faire quatorze stations sur une route semée de feux rouges, pour atteindre sa destination, cela relève du chemin de croix.Il faut plus d'une heure pour aller de Jounieh à Beyrouth, mais combien d'émotions pour arriver à bon port. Il y a...
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