L'article de al-Masri al-youm ajoute que le groupe s'était en fait scindé en deux pour se rendre à Nagaa Hammadi, puisque certains avaient pris le train depuis Le Caire et d'autres le bus depuis Louxor, et devait rencontrer l'évêque Kirollos du diocèse de Nagaa Hammadi ainsi que les familles des victimes qui avaient perdu la vie lors des violences qui avaient éclaté dans la localité au début du mois. Mais, selon l'AFP, le groupe a été cueilli à sa sortie du train à Nagaa Hammadi par des policiers qui ont transféré ses membres à Qena, chef-lieu du gouvernorat du même nom, en attendant d'être renvoyés par le prochain train au Caire, a affirmé la même source.
Les autorités craignent qu'« ils n'enflamment l'opinion publique et n'appellent à des manifestations », surtout un vendredi, jour de grande affluence dans les mosquées, a-t-il ajouté. En soirée, le groupe n'avait toujours pas été libéré, mais devait, selon l'AFP, être renvoyé au Caire par train.
Le responsable a en outre précisé que l'imam d'al-Azhar, Mohammad Sayyed Tantaoui, se trouvait sur place pour tenter d'apaiser les esprits. Dans le groupe se trouvent des membres du parti libéral al-Ghad ainsi que Esraa Abdel Fattah, la créatrice du groupe « 6 Avril » sur le site de socialisation Facebook, qui avait lancé un appel en 2008 contre la cherté de la vie. Pour rappel, le 6 janvier, à la veille de la Noël copte, trois hommes armés ont ouvert le feu sur des coptes (chrétiens d'Égypte) qui sortaient de la messe ou faisaient des courses à Nagaa Hammadi, dans le gouvernorat de Qena, à 600 km environ au sud du Caire, tuant six chrétiens et un policier musulman.
L'attaque a suscité la colère des habitants de Nagaa Hammadi, qui accusent les autorités de vouloir attiser les tensions confessionnelles en Égypte.
Jeudi dernier, le secrétaire d'État adjoint américain aux Droits de l'homme, Michael Posner, en visite au Caire, avait estimé que cette attaque témoignait de « l'atmosphère d'intolérance » régnant dans le pays.


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