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Moyen Orient et Monde - Conflit

L’invasion de l’Irak était illégitime, estime une commission d’enquête néerlandaise

Blair a privilégié la diplomatie jusqu'au bout, selon son ex-conseiller.
L'invasion de l'Irak par les États-Unis en mars 2003 était illégitime au regard du droit international, selon une commission d'enquête indépendante néerlandaise qui a remis en cause hier le bien-fondé du soutien politique de La Haye à cette opération militaire. « Les résolutions du Conseil de sécurité (des Nations unies) sur l'Irak dans les années 1990 ne conféraient pas de mandat pour une intervention américano-britannique », a estimé la commission d'enquête dans son rapport. Le rapport de 551 pages a été remis hier au Premier ministre, Jan Peter Balkenende, déjà chef de l'Exécutif en 2003, qui a indiqué lors d'une conférence de presse à La Haye que le gouvernement allait « l'étudier en profondeur et préparer une réaction ». La commission avait été mise en place en février 2009 sur proposition du gouvernement néerlandais, à la suite de pressions d'une partie de la classe politique.
Parallèlement, l'ex-conseiller en communication de Tony Blair, Alastair Campbell, a défendu pied à pied l'ex-Premier ministre hier devant la commission d'enquête sur la participation britannique à la guerre en Irak, affirmant que Londres avait tout fait pour obtenir une solution diplomatique. « Tony Blair a pensé, jusqu'au (vote donnant le feu vert à la participation du Royaume-Uni à une action militaire à la Chambre des) communes, que cela pourrait être résolu pacifiquement », a assuré M. Campbell. Il est la première personnalité de poids à être interrogée par la commission menée par John Chilcot, un ancien haut fonctionnaire. M. Blair, très critiqué dans son pays sur les conditions de son ralliement à « la guerre de Bush », comparaîtra fin janvier ou début février.
L'invasion de l'Irak par les États-Unis en mars 2003 était illégitime au regard du droit international, selon une commission d'enquête indépendante néerlandaise qui a remis en cause hier le bien-fondé du soutien politique de La Haye à cette opération militaire. « Les résolutions du Conseil de sécurité (des Nations unies) sur l'Irak dans les années 1990 ne conféraient pas de mandat pour une intervention américano-britannique », a estimé la commission d'enquête dans son rapport. Le rapport de 551 pages a été remis hier au Premier ministre, Jan Peter Balkenende, déjà chef de l'Exécutif en 2003, qui a indiqué lors d'une conférence de presse à La Haye...
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