En termes de ventilation des visiteurs par pays d'origine, le nombre de touristes européens, qui a représenté 24 % du total des touristes au cours des onze premiers mois de l'année, a augmenté de 32 % en glissement annuel, tandis que celui des visiteurs provenant des pays arabes (43 % du total) a enregistré une croissance de 50 %.
Il convient de rappeler en outre qu'à plusieurs reprises l'an dernier, les autorités avaient dit s'attendre à deux millions de visiteurs en 2009. Ces prévisions, qui pourraient se vérifier si l'on inclut les chiffres du mois de décembre, étaient basées sur les résultats encourageants enregistrés au cours des premiers mois de l'année, mais aussi sur les perspectives positives sur le double plan politique et économique. Le pays avait d'ailleurs fait l'objet d'une large campagne dans les grands magazines du monde, le New York Times l'ayant placé premier dans son classement mondial des destinations à visiter.
Croissance moins importante des dépenses
La hausse soutenue du nombre de touristes au cours des onze premiers mois de l'année a été accompagnée par une croissance des dépenses touristiques. Selon Global Refund, la compagnie chargée de rembourser la TVA aux visiteurs, celles-ci ont en effet augmenté de 13 % jusqu'à fin novembre. Ce résultat positif a été enregistré malgré la baisse des dépenses de certains groupes de touristes, notamment ceux provenant d'Europe ; le montant des achats effectués par les touristes français a en effet reculé de 18 % sur un an. Quant aux visiteurs provenant d'Arabie saoudite, leurs dépenses, qui représentent 21 % du total des dépenses touristiques au Liban, ont augmenté de 34 % fin novembre, en dépit de la crise et de ses retombées sur le pouvoir d'achat des habitants du royaume. Les dépenses des touristes syriens ont quant à elles connu un bond exceptionnel, augmentant de 61 % par rapport aux onze premiers mois de 2008, à la faveur du dégel entre les deux pays.
Enfin, en termes de répartition des dépenses par catégorie, les habits et objets de mode ont accaparé 67 % du montant global des achats effectués par les touristes, suivis des montres et bijoux (11 %) et des équipements électroménagers (5 %). Près de 81 % de ces achats ont eu lieu dans la capitale.
Essor de l'activité hôtelière
Si les dépenses touristiques n'ont pas connu de croissance soutenue, les hôtels ont en revanche profité de l'essor du nombre de touristes. Selon une étude récemment publiée par le consultant mondial Deloitte, le taux d'occupation moyen des hôtels à Beyrouth s'est élevé à 71,2 % au cours des onze premiers mois de l'année, en hausse de 33 % par rapport à la même période de l'an dernier. Les revenus par chambre disponible ont en outre augmenté de 73,8 % au cours de la même période, à 143,84 dollars. Par rapport aux autres destinations de la région, Beyrouth a ainsi bénéficié d'une croissance exceptionnelle, le taux d'occupation des hôtels au Moyen-Orient ayant reculé de 10,1 % fin novembre, selon le rapport de Deloitte. Parmi les villes les plus affectées par les retombées de la crise, figurent notamment Dubaï et Mascate, où les taux d'occupation des hôtels ont respectivement baissé de 11,8 % et de 22,3 %. Il n'en reste pas moins que le Moyen-Orient a continué de bénéficier de résultats encourageants sur le plan touristique, avec un taux d'occupation des hôtels de 61,9 % fin novembre (contre 60,6 % en Asie et 56,3 % dans les Amériques) et des revenus par chambre disponible de 125,4 dollars (contre 81,6 dollars en Europe et 55,9 dollars dans les Amériques).


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