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Économie - Liban - Rapport

L’expansion régionale, un catalyseur de la croissance du secteur bancaire

La pénétration de marchés vierges devrait contribuer dans une large mesure à consolider la croissance des banques locales, souligne une étude de Beltone Financial.
Selon un rapport de la banque d'investissement régionale, Beltone Financial, le secteur bancaire au Liban continuera de bénéficier de la même croissance réalisée au cours des dernières années. L'expansion croissante des banques locales à l'étranger pourrait même contribuer à des taux de croissance plus élevés que ceux enregistrés auparavant, d'autant que les retombées de la crise internationale sur les pays de la région commencent à se dissiper.
En effet, malgré une saturation apparente, comme en témoigne le ratio crédits/PIB qui s'élevait à 86 % fin décembre 2008, il existe toujours des opportunités de croissance pour le secteur, souligne le rapport cité par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi. L'abondance de liquidités (dépôts/PIB à 266 %) ainsi que le faible ratio crédits/dépôts (32 %) laissent entrevoir cette éventualité. En outre, les activités de banque de détail, jusque-là sous-exploitées, devraient connaître une croissance soutenue à moyen terme, ajoute la banque d'investissement qui met l'accent dans son rapport sur l'importance capitale de l'expansion régionale des banques libanaises. Selon Beltone, la pénétration de marchés à fort potentiel de croissance, tels que celui de la Syrie, de l'Égypte ou du Soudan, devrait en effet permettre aux banques locales d'élargir leurs activités de manière importante et de connaître ainsi une plus forte croissance.

Une forte résilience...
En ce qui concerne les effets de la crise sur le secteur, le rapport souligne la résilience remarquable des banques libanaises, indiquant à cet égard que les profits nets du secteur ont augmenté de 27 % en 2008 tandis que les profits des 12 plus grandes banques locales ont progressé de 9,2 % en rythme annuel au cours des neuf premiers mois de l'année en cours. Dans son rapport, Beltone attribue cette résilience à plusieurs facteurs, notamment au taux élevé de liquidités, à la politique suivie par la Banque centrale ainsi qu'à la nature conservatrice des banques libanaises. Outre sa résilience aux chocs externes, le secteur a également résisté aux bouleversements internes, ajoute le rapport, rappelant la croissance à deux chiffres des revenus des banques enregistrée durant la période allant de 2005 à 2008.
En termes comparatifs, le rapport souligne que les banques locales se sont démarquées de leurs concurrentes régionales par leur capacité à résister aux chocs. Il note à cet égard qu'à l'heure où les ratios de profits étaient à la baisse sur le plan régional, la tendance était inversée au Liban. La banque d'investissement régionale met l'accent, en parallèle, sur l'importante base de dépôts dont bénéficient les banques locales, soulignant que celle-ci dépasse largement celle existant dans plusieurs pays de la région, le montant global des dépôts représentant en effet 266 % du produit intérieur brut (PIB) libanais. Le rapport attribue cela aux transferts de la diaspora ainsi qu'aux taux d'intérêt
attractifs offerts par les banques libanaises. Celles-ci se démarquent en outre d'une grande partie des banques implantées dans la région par leur approche agressive, leur gestion et leur créativité, en termes de produits et de services offerts, ajoute le rapport.

...mais des points faibles aussi
Beltone Financial a, par ailleurs, mené une analyse SWOT (de l'anglais Strengths (forces), Weaknesses (faiblesses), Opportunities (opportunités), Threats (risques)) du secteur bancaire libanais. Outre la politique conservatrice adoptée par la Banque centrale qui a épargné aux banques locales les retombées de la crise internationale ainsi que d'autres avantages, il en ressort que le point fort principal du secteur réside au niveau de l'abondance de liquidités dont il bénéficie, 45 % des actifs bancaires étant sous forme de dépôts à la Banque centrale ou de dettes à rembourser par d'autres banques.
Quant aux faiblesses et aux risques, le rapport relève trois points essentiels, à savoir la faiblesse des ratios liés aux revenus, le ratio relativement élevé des créances douteuses et l'exposition à la dette souveraine. Ainsi, le rapport rappelle que le taux de retour sur capitaux propres (ROE, en anglais) ainsi que le taux de rendement de l'actif (ROA, en anglais) se sont respectivement élevés à 15,2 % et 1,2 % fin 2008, alors que le coefficient d'exploitation (cost-to-income ratio, en anglais) atteignait 53%. Quant aux créances douteuses, elles représentaient 6,6 % du total des crédits fin mars 2009 - un taux largement plus élevé que celui observé dans d'autres pays de la région - à l'heure où le taux de couverture de ces créances s'élevait à 73 %, souligne le rapport. Enfin, Bolton Financial met l'accent sur le risque que représente l'exposition des banques locales à la dette publique, celle-ci accaparant 25 % des actifs bancaires fin août 2009, selon le rapport.
Selon un rapport de la banque d'investissement régionale, Beltone Financial, le secteur bancaire au Liban continuera de bénéficier de la même croissance réalisée au cours des dernières années. L'expansion croissante des banques locales à l'étranger pourrait même contribuer à des taux de croissance plus élevés que ceux enregistrés auparavant, d'autant que les retombées de la crise internationale sur les pays de la région commencent à se dissiper.En effet, malgré une saturation apparente, comme en témoigne le ratio crédits/PIB qui s'élevait à 86 % fin décembre 2008, il existe toujours des opportunités de croissance pour le secteur, souligne le rapport cité...
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