Damas et Ankara souhaitent le développement de la coopération arabo-turque
L'État hébreu estime que la médiation de la Turquie dans les négociations israélo-syriennes a été une « erreur ».
OLJ /
le 16 décembre 2009 à 00h20
Les ministres des Affaires étrangères syrien Walid Moallem et turc Ahmet Davutoglu ont appelé hier au « développement de la coopération » politique et économique entre la Turquie et les pays arabes, à l'occasion d'un forum à Damas. « La Turquie est un centre régional de poids qui contribuera avec les Arabes à édifier un avenir de progrès et de stabilité. La coopération entre Arabes et Turcs constitue une base importante pour le développement, le progrès et la stabilité » au Proche-Orient, a affirmé M. Moallem dans une allocution. Le ministre syrien s'exprimait à l'ouverture d'une réunion en présence de son homologue turc, du secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et de responsables arabes représentant l'Irak, le Qatar, le Soudan, la Libye et la Somalie. « La coopération entre la Turquie et tous les pays arabes est nécessaire », a déclaré de son côté M. Davutoglu lors d'une conférence de presse avec M. Moallem. Le ministre turc a appelé à « l'intégration économique entre la Turquie et tous les pays arabes. Ce qui signifie un échange entièrement libre des marchandises, des capitaux et des services ». Mi-septembre, la Syrie et la Turquie ont signé un accord instituant un « conseil de coopération stratégique de haut niveau » en vue d'une intégration économique, et ont ouvert leurs frontières en supprimant les visas. La Turquie a signé des accords similaires avec l'Irak, et prévoit de le faire avec la Jordanie et la Libye. M. Moallem a évoqué pour sa part « la position constructive de la Turquie sur le conflit israélo-arabe et la paix » au Proche-Orient. « La Turquie a joué un rôle objectif et honnête dans les négociations indirectes » syro-israéliennes. En Israël, le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon a affirmé de son côté que le choix de la Turquie comme médiateur dans les pourparlers de paix indirects entre son pays et la Syrie a été une « erreur » qui a porté préjudice aux relations entre Ankara et l'État hébreu. M. Ayalon a cependant assuré que les relations entre les deux pays demeuraient fortes car « c'est dans l'intérêt des deux parties ». Il a fait porter la responsabilité de l'échec des négociations à la Syrie, disant qu'elle était intéressée par les négociations uniquement dans la mesure où elles servaient à améliorer ses relations avec l'Occident.
Les ministres des Affaires étrangères syrien Walid Moallem et turc Ahmet Davutoglu ont appelé hier au « développement de la coopération » politique et économique entre la Turquie et les pays arabes, à l'occasion d'un forum à Damas. « La Turquie est un centre régional de poids qui contribuera avec les Arabes à édifier un avenir de progrès et de stabilité. La coopération entre Arabes et Turcs constitue une base importante pour le développement, le progrès et la stabilité » au Proche-Orient, a affirmé M. Moallem dans une allocution. Le ministre syrien s'exprimait à l'ouverture d'une réunion en présence de son homologue turc, du secrétaire...
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