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Économie - Projections

La croissance libanaise avoisinera les 7 % en 2009, selon Merrill Lynch

La banque d'investissement américaine Merrill Lynch a révisé à la hausse ses prévisions de croissance pour l'économie libanaise, passant d'un pronostic initial de 5,8 % à 7 % pour 2009 et à 5 % pour 2010 contre 4,5 % précédemment.
La banque a déclaré que le gouvernement d'union nationale restait un catalyseur-clé pour le pays, même si la nature compliquée de la coalition pourrait avoir des retombées négatives dans l'avenir. Le rapport a également indiqué que la forte activité économique a contribué à contenir l'important déficit budgétaire en dépit des pressions fiscales habituelles au cours de la course électorale du mois de juin 2009.
En conséquence, les revenus étatiques ont augmenté de 30 % en glissement annuel, en dépit d'une hausse des dépenses de 17 % au troisième trimestre de 2009. De ce fait, l'excédent primaire a bondi de 36 % en glissement annuel et constitue près de 2 % du produit intérieur brut libanais (PIB) cette année. Le rapport de Merrill Lynch, repris par le bulletin économique hebdomadaire Lebanon This Week de la Byblos Bank, a noté que si l'État réussit à contrôler ses dépenses, le déficit budgétaire pourrait alors décliner à 9 % du PIB pour cette année et hypothétiquement à 8,2 % du PIB en 2010.
La banque a néanmoins noté que les problèmes de déficit fiscal au Liban étaient largement structurels, avec en premier lieu un secteur de l'énergie en grand besoin de réforme et qui absorbe une partie disproportionnée des ressources du budget national. Ainsi, presque 55 % du déficit budgétaire de 2008 serait dû aux transferts à l'Électricité du Liban (EDL). Deuxièmement, se pose le problème de la privatisation tant attendue des licences de téléphonie mobile. En troisième lieu, dans les réformes prioritaires à court terme figure celle des impôts, qui ferait passer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 10 % à 15 %, ainsi que le vote d'une loi sur l'impôt global sur le revenu.
Le rapport a néanmoins estimé que ces restructurations avaient peu de chance d'être appliquées dans l'immédiat, et a considéré que la privatisation de la téléphonie mobile faisait partie des réformes optionnelles à court terme envisageables par le cabinet d'union nationale, en grand besoin de revenus pour réduire le déficit budgétaire national de manière significative. Merrill Lynch a d'ailleurs réitéré que la formation d'un cabinet d'union nationale et le progrès de la privatisation pourraient tous deux contribuer à hausser la notation souveraine du Liban.
De plus, Merrill Lynch a noté que le gouvernement avait de toute évidence carte blanche pour emprunter en livre plutôt que d'effectuer des emprunts en monnaie étrangère, étant donné que les réserves officielles brutes de la Banque du Liban (BDL) avaient quasiment atteint les 100 % du PIB. En outre, le taux de dollarisation des dépôts continue de décliner et la balance des paiements a enregistré des excédents record.
Merrill Lynch a enfin déclaré s'attendre a ce que le gouvernement libanais poursuive les échanges volontaires d'eurobonds arrivés à maturité plutôt que d'adresser une nouvelle dette externe.
La banque d'investissement américaine Merrill Lynch a révisé à la hausse ses prévisions de croissance pour l'économie libanaise, passant d'un pronostic initial de 5,8 % à 7 % pour 2009 et à 5 % pour 2010 contre 4,5 % précédemment.La banque a déclaré que le gouvernement d'union nationale restait un catalyseur-clé pour le pays, même si la nature compliquée de la coalition pourrait avoir des retombées négatives dans l'avenir. Le rapport a également indiqué que la forte activité économique a contribué à contenir l'important déficit budgétaire en dépit des pressions fiscales habituelles au cours de la course électorale du mois de juin...
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