M. Assad, dont le pays est un allié de l'Iran dans la région, s'exprimait à l'occasion d'une visite à Damas du secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Saïd Jalili. Il a par ailleurs affirmé lors d'un entretien avec M. Jalili la nécessité de « la poursuite de la coordination entre Damas et Téhéran pour servir la sécurité et la stabilité dans la région ».
Certaines grandes puissances, comme les États-Unis, n'ont pas exclu de nouvelles sanctions contre l'Iran en raison du manque de coopération de ce pays avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour parvenir à un accord sur son programme nucléaire controversé. Hier, le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a déclaré que le « temps presse » si l'Iran veut éviter de nouvelles sanctions, car l'ultimatum de la communauté internationale expire à la fin de l'année.
« Nous espérons que les choses n'iront pas vers la confrontation », a de son côté indiqué le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem lors d'une conférence de presse avec M. Jalili. Le responsable iranien a indiqué que l'Iran était déterminé à défendre son « droit légitime » à utiliser l'énergie atomique à des fins civiles.
Pour sa part, la Chine a appelé hier l'Iran à coopérer avec l'AIEA après l'adoption par cette dernière d'une résolution demandant la fermeture d'un nouveau site d'enrichissement d'uranium iranien. Moscou, de son côté, a affirmé hier n'avoir aucune preuve que l'Iran cherche à se doter de l'arme atomique. « Nous n'avons pas d'informations montrant que l'Iran travaillerait à la fabrication d'armes nucléaires », a répondu le Premier ministre russe Vladimir Poutine, interrogé par la presse sur les capacités de Téhéran en la matière. Prié jeudi de dire si la Russie serait prête à soutenir de nouvelles sanctions, Vladimir Poutine a refusé de répondre.
Parallèlement, à Téhéran, l'ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani, qui occupe toujours une position-clé au sein du pouvoir, a appelé hier à l'unité face au « consensus » international qui s'est formé contre l'Iran dans le dossier nucléaire. Il a estimé que seul le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, pouvait « ouvrir la voie vers l'unité » au sein du régime, ébranlée par l'élection présidentielle controversée de juin, et que « tout le monde doit l'aider dans ce domaine », a rapporté l'agence ISNA.


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