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Moyen Orient et Monde - Russie

Lavrov : Le moment est venu pour une coopération Washington-Moscou sur la sécurité

Un groupe islamiste revendique l'attentat contre le Nevski Express.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, était présent à la 17e réunion ministérielle de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Louisa Gouliamaki/AFP

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a estimé hier à Athènes que « le moment est venu pour créer les conditions pour des coopérations réciproques entre les États-Unis et la Russie car sans ces acteurs, comme l'OTAN ou la Russie, nous ne pouvons pas sérieusement parler des idées sur la sécurité et la politique dans notre continent (européen) ». M. Lavrov s'exprimait en marge de la 17e réunion ministérielle de l'Organisation sur la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Après avoir participé à la réunion de l'OSCE, M. Lavrov a prononcé un discours, devant l'Union d'amitié gréco-russe, sur les relations entre l'OTAN et l'Europe. « Dans les prochains jours il y aura une réunion officielle du Conseil OTAN-Russie où nous discuterons de plusieurs documents sur notre travail commun », a dit M. Lavrov. Le ministre russe doit participer demain à Bruxelles à une réunion formelle du Conseil OTAN-Russie (le forum de dialogue entre Moscou et les pays de l'Alliance atlantique) avec ses 28 collègues occidentaux, la première depuis la crise géorgienne d'août 2008 qui avait affecté les relations entre l'Alliance et Moscou.
Lors de la réunion de l'OSCE, M. Lavrov avait présenté le récent projet de traité sur la sécurité européenne du président russe Dmitri Medvedev, que plusieurs ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OSCE se sont refusés à commenter. Dans son discours devant l'Union gréco-russe, M. Lavrov a expliqué que « la base de cette initiative est l'intention de former un système de sécurité indivisible dans l'espace euro-atlantique » et d'arriver « à un accord contraignant sur la sécurité européenne ». « Nous espérons une réponse précise et constructive sur le fond de notre initiative », a réitéré M. Lavrov en appelant « l'OTAN, l'OSCE et l'Europe à devenir membres » de cette initiative. M. Lavrov a indiqué que « l'arrivée du gouvernement Barack Obama avait ouvert les possibilités pour la revalorisation des relations russo-américaines sur la base des principes d'égalité et d'intérêt réciproque ». « La Russie ne vise pas à dissoudre les structures et les institutions européennes, en revanche on parle de la création d'un pôle de droit et de sécurité dans l'espace euro-atlantique. »
D'autre part, un groupe islamiste du Caucase russe a revendiqué l'attentat contre le train Nevski Express, qui a fait 26 morts, a rapporté hier un site proche des rebelles, une version qui n'a pas été confirmée par les enquêteurs. « Cette opération a été préparée et conduite dans le cadre d'une série d'actions de sabotage planifiées en début d'année contre des lieux stratégiques en Russie, sur ordre de l'émir de l'émirat du Caucase, Dokou Oumarov », selon la lettre que Kavkazcenter.com dit avoir reçue. « Le 27 novembre, le groupe spécial de sabotage a fait exploser le train Nevski Express, reliant Saint-Pétersbourg à Moscou, qui est utilisé par de hauts fonctionnaires de Russie », explique la lettre. Deux responsables russes - le directeur du fonds de réserves d'urgence Rosreserv, Boris Evstratikov, et le chef de l'Agence de construction des routes, Sergueï Tarassov - figurent parmi les morts. La rébellion promet de poursuivre ses attaques tant que « ne cessera pas la politique d'assassinat de simples musulmans », allusion aux exactions présumées des forces russes dans le Caucase.
Dokou Oumarov est un ex-président indépendantiste tchétchène qui s'est proclamé en 2007 émir et chef de tous les mouvements rebelles actifs dans le Caucase du Nord. Il est considéré par les autorités comme l'ennemi n° 1 dans cette région instable du sud de la Russie.
La police n'a officiellement pas mentionné la piste caucasienne, mais des médias russes ont indiqué hier, citant des sources policières, que « quatre Caucasiens » étaient recherchés. Selon une source au sein de l'enquête, citée par Interfax, les forces de l'ordre n'ont pas l'intention de commenter l'annonce des rebelles : « Nous ne disposons pas d'informations (sur la responsabilité de la rébellion). Les forces de l'ordre ne commentent pas et ne commenteront pas de telles déclarations. » Le chef du comité d'enquête du parquet, Alexandre Bastrykine, qui a été blessé samedi dans l'explosion d'une autre bombe sur les lieux de l'attentat du Nevski Express, a souligné que cette deuxième déflagration rappelait la tactique des rebelles.
Le Caucase russe est en proie à des violences et des attaques armées, qui trouvent leur origine dans les deux guerres ayant déchiré la Tchétchénie dans les années 1990 et au début des années 2000. Au cours des 15 dernières années, la Russie a été frappée par plusieurs attentats sanglants, mais depuis cinq ans aucune attaque d'envergure n'avait eu lieu hors du Caucase.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a estimé hier à Athènes que « le moment est venu pour créer les conditions pour des coopérations réciproques entre les États-Unis et la Russie car sans ces acteurs, comme l'OTAN ou la Russie, nous ne pouvons pas sérieusement parler des idées sur la sécurité et la politique dans notre continent (européen) ». M. Lavrov s'exprimait en marge de la 17e réunion ministérielle de l'Organisation sur la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Après avoir participé à la réunion de l'OSCE, M. Lavrov a prononcé un discours, devant l'Union d'amitié gréco-russe, sur les relations entre l'OTAN et l'Europe....
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