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Moyen Orient et Monde - Football

Violente manifestation au Caire, la crise diplomatique enfle avec Alger

Un fils de Moubarak accuse l'Algérie de « terrorisme ».

Face aux manifestants, la police antiémeute égyptienne a bloqué hier l’accès des rues menant à l’ambassade d’Algérie. Les manifestants ont lancé des slogans hostiles à ce pays et brûlé des drapeaux algériens. Asmaa Waguih/Reuters

Une manifestation devant l'ambassade d'Algérie hier au Caire a donné lieu à des violences, tandis que la crise diplomatique avec l'Algerie a encore enflé, deux jours après le match de football entre les deux pays.
En matinée, des manifestants égyptiens ont lancé des pierres et des bombes incendiaires sur les forces de l'ordre qui protégeaient l'accès de l'ambassade d'Algérie au Caire, a indiqué le ministère égyptien de l'Intérieur. Le ministère a fait état de 35 blessés, parmi lesquels au moins 11 policiers. Quinze voitures garées dans les environs et quatre vitrines de magasin ont également été endommagées. « Nous devrions traiter l'Algérie comme un pays qui nous a déclaré la guerre », a lancé à l'AFP Amr Higazi, un étudiant qui portait une pancarte appelant à l'expulsion de l'ambassadeur d'Algérie. Le rassemblement aux abords de la représentation algérienne avait débuté jeudi soir, quand 150 personnes avaient brûlé des drapeaux algériens et lancé des slogans hostiles à ce pays, dénonçant des agressions de supporteurs égyptiens par des fans algériens à Khartoum. La police antiémeute égyptienne a bloqué hier après-midi l'accès de rues menant à l'ambassade d'Algérie, repoussant une trentaine de manifestants dont certains piétinaient et brûlaient des drapeaux algériens.
L'équipe égyptienne a été confrontée à des actes de « terrorisme (...) avant, pendant et après le match », a déclaré Alaa Moubarak, un fils du président Hosni Moubarak, qualifiant les supporteurs algériens de « mercenaires ». L'agence MENA, qui rapporte ces propos, a affirmé que M. Moubarak avait fait ces commentaires jeudi lors d'une émission sportive. Selon les autorités soudanaises, quatre personnes ont été blessées après le match. Le ministre égyptien de la Santé, Hatem el-Gabali, a parlé de 21 victimes, toutes « légèrement blessées ».
La querelle entre Le Caire et Alger autour du match avait tourné jeudi à la crise diplomatique avec le rappel « pour consultations » de l'ambassadeur d'Égypte en Algérie. L'Égypte avait également convoqué l'ambassadeur d'Algérie au Caire, qui avait déjà dû s'expliquer après le saccage de sociétés à capitaux égyptiens en Algérie. Alger a répliqué hier en convoquant à son tour l'ambassadeur d'Égypte. Le premier contentieux autour de cette confrontation sportive remonte à jeudi dernier et à l'attaque à coups de pierres du bus transportant l'équipe d'Algérie à son arrivée au Caire, pour un précédent match entre les deux équipes. Trois joueurs algériens avaient été légèrement blessés.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a lancé hier un appel au calme. « J'appelle la rue arabe à un retour au calme et à la raison. L'affaire doit être ramenée à sa juste proportion, et les Égyptiens comme les Algériens sont des Arabes », a déclaré M. Moussa à l'AFP.
Une manifestation devant l'ambassade d'Algérie hier au Caire a donné lieu à des violences, tandis que la crise diplomatique avec l'Algerie a encore enflé, deux jours après le match de football entre les deux pays.En matinée, des manifestants égyptiens ont lancé des pierres et des bombes incendiaires sur les forces de l'ordre qui protégeaient l'accès de l'ambassade d'Algérie au Caire, a indiqué le ministère égyptien de l'Intérieur. Le ministère a fait état de 35 blessés, parmi lesquels au moins 11 policiers. Quinze voitures garées dans les environs et quatre vitrines de magasin ont également été endommagées. « Nous devrions traiter l'Algérie comme un pays qui...
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