Ainsi, la grande banque d'investissement américaine Merrill Lynch a indiqué que la formation du gouvernement d'union nationale était « positive ». Pour elle, la performance économique de ces deux dernières années est due à la stabilité politique retrouvée après les accords de Doha en 2008.
Merrill Lynch a tout de même émis un fort doute quant à la possibilité d'une amélioration de la situation politique ou de la mise en place effective des réformes fiscales « sensibles », comme l'augmentation prévue de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
En parallèle, le Crédit suisse a déclaré que la formation du gouvernement signifiait que les risques d'une interruption du dialogue national et de nouvelles tensions politiques avaient considérablement diminué, ajoutant que les membres du gouvernement seront dorénavant en mesure de se concentrer sur les problèmes économiques et financiers du pays, et ce cinq mois après les élections parlementaires. Le Crédit suisse s'est en outre attendu à ce que le Premier ministre Rafic Hariri se penche en particulier sur les problèmes de politique économique, et a noté que la majorité pro-Hariri avait gardé le contrôle du poste-clé aux Finances ainsi qu'au ministère de l'Économie et du Commerce. En dernier lieu, la banque Standard Chartered a déclaré que la stabilité politique étroitement liée à l'activité économique libanaise était « cruciale » pour la croissance du produit national brut (PNB) du pays. En effet, la consommation locale, la confiance dans le secteur bancaire, les investissements des expatriés libanais et le tourisme constituent la plus large contribution au PIB.


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