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Économie - Énergie

Gaz : Poutine et Timochenko discutent du gaz à Yalta

Vladimir Poutine et Ioulia Timochenko ont entamé hier soir à Yalta leurs discussions pour apaiser les tensions bilatérales
sur le gaz.

La rencontre, prévue initialement à 16h30 heure locale (14h30 GMT), a commencé trois heures plus tard en raison de l'arrivée tardive de M. Poutine dans la péninsule de Crimée. Les deux Premiers ministres se sont donné rendez-vous au palais de Livadia, où se tint en 1945 la conférence historique entre Joseph Staline, Franklin Roosevelt et Winston Churchill visant à régler le sort de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale. Si le président ukrainien Viktor Iouchtchenko, un fervent pro-occidental, est frappé par l'ostracisme de la Russie, M. Poutine et Mme Timochenko ont maintes fois affiché des rapports plutôt amicaux. Un des dossiers les plus épineux entre Kiev et Moscou concerne les livraisons du gaz russe à l'Ukraine et son transport vers l'Europe à travers le territoire ukrainien.
Début janvier, les Européens avaient subi une longue interruption des livraisons russes au beau milieu de l'hiver, en raison d'un conflit gazier ukraino-russe. Un quart du gaz consommé dans l'UE provient de Russie, dont 80 % transitent par l'Ukraine. Le président Iouchtchenko a averti hier que le transit vers l'Europe via l'Ukraine serait de nouveau menacé si Kiev et Moscou ne révisaient pas les contrats gaziers bilatéraux signés en janvier. « Si les contrats restent inchangés, dès le printemps prochain, la compagnie publique ukrainienne (Naftogaz) ne sera pas en mesure de se préparer à la saison de chauffage suivante », a-t-il estimé dans une lettre à son homologue russe Dmitri Medvedev. Ces déclarations ont provoqué une vive réaction du Kremlin. « La tentative d'intimider la Russie et l'Europe en prédisant une crise dans le transit du gaz, c'est quelque chose qui relève du chantage politique », a lancé le conseiller diplomatique du Kremlin Sergueï Prikhodko, cité par les agences russes. Signe inquiétant pour les Européens, M. Poutine avait déjà averti le 11 novembre que son pays réduirait ses livraisons de gaz à l'Europe via l'Ukraine si celle-ci en prélevait illégalement sans régler sa facture.
Mme Timochenko dont le pays, frappé par la crise économique, a du mal à payer les livraisons du gaz russe, a de son côté déclaré mercredi que le prix du transit du gaz russe via l'Ukraine (actuellement 1,7 dollar/1 000 m3 sur 100 kilomètres) allait doubler en 2010. Sur le plan politique, la rencontre de Yalta permettra à M. Poutine et Mme Timochenko de montrer leurs bonnes relations à l'approche de la présidentielle ukrainienne du 17 janvier, pour laquelle la chef du gouvernement ukrainien figure en bonne place.
La rencontre, prévue initialement à 16h30 heure locale (14h30 GMT), a commencé trois heures plus tard en raison de l'arrivée tardive de M. Poutine dans la péninsule de Crimée. Les deux Premiers ministres se sont donné rendez-vous au palais de Livadia, où se tint en 1945 la conférence historique entre Joseph Staline, Franklin Roosevelt et Winston Churchill visant à régler le sort de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale. Si le président ukrainien Viktor Iouchtchenko, un fervent pro-occidental, est frappé par l'ostracisme de la Russie, M. Poutine et Mme Timochenko ont maintes fois affiché des rapports plutôt amicaux. Un des dossiers les plus épineux entre Kiev et Moscou concerne les livraisons du gaz russe à...
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