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Économie - Industrie

Quand le « made in China » se délocalise en Égypte

Comment un groupe textile chinois a trouvé un havre encore plus attractif pour fabriquer des chemisettes...

L’usine de textile Nile Textile Group, à capitaux chinois et installée dans la zone franche de Port Saïd en Égypte, où se côtoient ouvriers égyptiens et chinois.Khaled Desouki/AFP

Une main-d'œuvre bon marché, des investissements détaxés et des exportations faciles : un groupe textile chinois a trouvé en Égypte un havre encore plus attractif que la Chine pour fabriquer des chemisettes.
Le Nile Textile Group, à capitaux chinois, s'est installé dans la zone franche de Port-Saïd, à l'extrémité nord du canal de Suez, avec une usine faisant travailler 600 personnes, 80 % d'Égyptiens et 20 % de Chinois.
Argument de poids pour amener les industriels chinois à délocaliser : la possibilité d'importer les matières premières sans taxes ni impôts, pourvu que le produit fini soit exporté.
Une aubaine pour le Nile Textile Group, qui importe 60 % de ses produits de base et expédie hors d'Égypte, en particulier vers les États-Unis, la quasi-totalité de sa production de vêtements bon marché, étiquetés « made in Egypt » au lieu de « made in China ».
« Les zones franches égyptiennes permettent d'exporter partout dans le monde, pratiquement sans restrictions », souligne Mohammad Abdel Samie, directeur administratif du site.
Les salaires proposés sont assez faibles pour concurrencer ceux des travailleurs chinois, même si un système de primes de productivité permet aux ouvriers égyptiens d'arrondir leur fin de mois.
« Dans les usines où les salaires sont fixes, on gagne au plus entre 700 et 800 livres (environ 85 à 100 euros) par mois. Dans cette entreprise, on s'en sort mieux qu'ailleurs », assure Mansour el-Saïd, un contremaître.
Dans les ateliers éclairés au néon, bruissant du cliquetis des machines à coudre, les ouvrières égyptiennes portant le foulard côtoient les techniciennes chinoises en blouse blanche.
Les panneaux d'instruction sont écrits en arabe et en chinois. Pour la communication au quotidien, « ils m'ont appris quelques mots de chinois et ils apprennent l'arabe », affirme une couturière, Leila Ali.
Quelque 950 entreprises chinoises sont installées dans les zones franches égyptiennes, représentant un investissement total de près de 200 millions d'euros.
La plupart travaillent dans l'industrie (526) ou les services (306), mais 31 se sont lancées dans le secteur de l'agriculture et 8 dans le tourisme, selon les chiffres du GAFI, l'organisme chargé des zones franches égyptiennes.
Le Forum Chine-Afrique devrait permettre d'accélérer le rythme, avec la signature d'un accord sino-égyptien pour encourager encore davantage les investissements. Le développement spectaculaire des échanges économiques entre la Chine et l'Afrique ces dernières années est au cœur de ce sommet, auquel ont participé le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le président égyptien Hosni Moubarak.

Une main-d'œuvre bon marché, des investissements détaxés et des exportations faciles : un groupe textile chinois a trouvé en Égypte un havre encore plus attractif que la Chine pour fabriquer des chemisettes.Le Nile Textile Group, à capitaux chinois, s'est installé dans la zone franche de Port-Saïd, à l'extrémité nord du canal de Suez, avec une usine faisant travailler 600 personnes, 80 % d'Égyptiens et 20 % de Chinois.Argument de poids pour amener les industriels chinois à délocaliser : la possibilité d'importer les matières premières sans taxes ni impôts, pourvu que le produit fini soit exporté.Une aubaine pour le Nile Textile Group, qui importe 60 % de ses produits de base et...
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