Quand les cours de musique menacent d’une crise politique
OLJ /
le 09 novembre 2009 à 00h10
Un député islamiste radical koweïtien a menacé hier d'interroger le Premier ministre au Parlement après la décision du gouvernement de faire de la musique une matière obligatoire et notée dans les programmes scolaires. « Nous tenons le Premier ministre pour responsable de cette décision et nous appelons à l'annuler. Sinon, nous allons user des moyens constitutionnels. Cela pourrait conduire à un interrogatoire du Premier ministre », a déclaré le député Mohammad Hayef aux journalistes. « Nous n'allons pas permettre que nos écoles deviennent des centres de formation de danseurs », a ajouté M. Hayef, dénonçant une tentative d'occidentaliser la société koweïtienne. Mohammad Hayef, membre du Groupe salafiste qui prône une interprétation très stricte de l'islam prohibant la musique, contestait une décision du ministère de l'Éducation rendant obligatoire les cours de musique, et les incluant dans le calcul de la moyenne des élèves. Malgré l'opposition des islamistes radicaux, l'école publique au Koweït assure des cours de musique, mais ils n'étaient jusqu'à présent pas notés. Pour leur part, des députés libéraux et indépendants ont fustigé l'attitude de Hayef, estimant qu'elle constituait une menace pour la démocratie dans l'émirat. « La menace de Hayef de soumettre le Premier ministre à un interrogatoire est une ode funèbre au Parlement », a ironisé le député indépendant Fayçal al-Duwaissan dans un communiqué. De son côté, la députée libérale Maassouma al-Moubarak a estimé que cette prise de position allait envenimer les relations déjà tendues entre le Législatif et l'Exécutif.
Un député islamiste radical koweïtien a menacé hier d'interroger le Premier ministre au Parlement après la décision du gouvernement de faire de la musique une matière obligatoire et notée dans les programmes scolaires. « Nous tenons le Premier ministre pour responsable de cette décision et nous appelons à l'annuler. Sinon, nous allons user des moyens constitutionnels. Cela pourrait conduire à un interrogatoire du Premier ministre », a déclaré le député Mohammad Hayef aux journalistes. « Nous n'allons pas permettre que nos écoles deviennent des centres de formation de danseurs », a ajouté M. Hayef, dénonçant une tentative d'occidentaliser la société...
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