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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’Iran préfère acheter l’uranium enrichi dont il a besoin, affirme Ahmadinejad

 « Les inspecteurs n'ont rien trouvé d'inquiétant » sur le site de Qom, affirme el-Baradei.
L'Iran préfère acheter le combustible nucléaire dont il a besoin et est prêt à poursuivre les négociations à ce sujet, a déclaré hier le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. « Nous avons besoin d'uranium enrichi à 20 % pour notre réacteur à Téhéran. Nous avons dit à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que nous voulions acheter le combustible », a dit le chef de l'État dans un entretien accordé la télévision d'État turque TRT et la chaîne privée d'informations NTV. « L'agence nous a dit que quelques pays étaient prêts à nous vendre ce combustible. Nous discutons avec eux pour l'acheter », a ajouté M. Ahmadinejad, dont les propos étaient traduits en turc. Le président iranien a affirmé que son pays était capable de produire le combustible nucléaire dont il a besoin, mais a ajouté : « Nous préférons l'acheter. » L'Iran n'est prêt à discuter qu'avec l'AIEA de cette question, a-t-il souligné.
L'AIEA a proposé le 21 octobre un accord aux termes duquel l'Iran ferait enrichir à l'étranger son uranium faiblement enrichi pour obtenir du combustible pour son réacteur de recherche de Téhéran, une proposition destinée à apaiser les inquiétudes internationales sur le nucléaire iranien. Les trois autres négociateurs (États-Unis, Russie, France) de ce projet l'ont accepté. Mais Téhéran ne l'a encore ni approuvé ni rejeté et a proposé de nouvelles discussions sur le sujet.
Plus tôt, le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait déclaré que Téhéran veut fournir à l'AIEA des précisions supplémentaires liées à sa réponse à l'offre sur le combustible nucléaire. L'influent ayatollah Ahmad Khatami a, de son côté, jugé la proposition de l'AIEA « inacceptable ». Hier, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a exhorté l'Iran à accepter telle quelle la proposition de l'AIEA.
Pour sa part, le directeur général de l'agence onusienne Mohammad el-Baradei a affirmé hier que les inspecteurs de l'AIEA « n'ont rien trouvé d'inquiétant » lors de leur première visite d'inspection sur le chantier du nouveau centre d'enrichissement d'uranium près de la ville sainte de Qom en Iran. « L'idée (des Iraniens) était de l'utiliser comme un bunker souterrain afin d'y mettre des choses à l'abri. C'est un trou dans la montagne » à ce stade, a-t-il précisé.
Dans le même temps, le Guardian d'hier affirme que l'AIEA a demandé à l'Iran de s'expliquer sur des expérimentations présumées impliquant un nouveau type d'ogive nucléaire. Selon les documents de l'AIEA auxquels le quotidien britannique fait référence, des scientifiques iraniens auraient testé des ogives « à double implosion », une technologie avancée, classée secret défense aux États-Unis et en Grande-Bretagne.
L'Iran préfère acheter le combustible nucléaire dont il a besoin et est prêt à poursuivre les négociations à ce sujet, a déclaré hier le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. « Nous avons besoin d'uranium enrichi à 20 % pour notre réacteur à Téhéran. Nous avons dit à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que nous voulions acheter le combustible », a dit le chef de l'État dans un entretien accordé la télévision d'État turque TRT et la chaîne privée d'informations NTV. « L'agence nous a dit que quelques pays étaient prêts à nous vendre ce combustible. Nous discutons avec eux pour l'acheter »,...
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