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Économie - Banque

UBS réduit ses pertes au troisième trimestre, mais peine à rassurer

La première banque suisse UBS a annoncé hier avoir réduit ses pertes au troisième trimestre, mais n'a toujours pas réussi à regagner la confiance des clients après ses déboires judiciaires aux États-Unis.

L'établissement financier zurichois, l'un des plus touchés au monde par la crise financière, peine à se relever, même s'il a ramené au troisième trimestre sa perte nette à 564 millions de francs suisses (373 millions d'euros), contre 1,4 milliard le trimestre précédent.
La banque a de nouveau subi l'impact d'une charge comptable de 2,2 milliards, en raison notamment de charges sur ses propres crédits, de la vente d'UBS Pactual et de la conversion des obligations émises par la Confédération. Hors ces effets, UBS a réalisé un bénéfice avant impôt de 1,6 milliard.
Le numéro deux mondial de la gestion de fortune est cependant resté en dessous des prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP, qui tablaient en moyenne sur un résultat négatif de 479 millions.
Les investisseurs ont mal réagi à ces chiffres, ainsi qu'aux perspectives peu réjouissantes. Après avoir plongé de plus de 9 % à la mi-journée, le titre a clôturé en recul de 5,76 % à 16,35 francs suisses.
« UBS a réglé ses problèmes de bilan et doit maintenant juste redresser ses unités, ce qui prendra du temps, probablement plus que certains l'auraient espéré », a estimé l'analyste Peter Thorne de la banque Helvea.
« Malgré une amélioration opérationnelle, le résultat au troisième trimestre n'a pas pu répondre aux attentes », a souligné Andreas Venditti de la Banque cantonale de Zurich. Si les analystes s'attendaient aux effets exceptionnels, les retraits de capitaux ont continué à peser sur la banque.
Les reflux d'argent nouveau ont ainsi atteint 36,7 milliards sur la période, contre 39,5 milliards au deuxième trimestre, laissant à penser que « la perte de réputation d'UBS, notamment en Amérique du Nord, est plus importante que jusqu'à présent supposée », selon Teresa Nielsen de Vontobel.
Après avoir souffert de la crise financière, qui a fait terminer la banque sur une perte massive de 21,3 milliards en 2008, UBS a subi les attaques des autorités américaines contre le secret bancaire helvétique.
Le groupe avait été obligé, pour échapper à un coûteux procès, de révéler les noms de quelques 4.450 titulaires de comptes ayant fraudé le fisc américain.
La banque souffre toujours de « problèmes de réputation » après ses démêlés judiciaires aux États-Unis, a reconnu le directeur financier John Cryan, pour qui la crise économique ne devrait pas aider à rétablir la situation.
« Nous ne voyons pas pour l'heure un retour rapide à des entrées d'argent nouveau », a-t-il prévenu. L'établissement a cependant réussi à largement assainir son bilan et à améliorer sa solidité financière, le ratio tier 1 progressant ainsi de 1,3 point de pourcentage à 15 %.
« Les mesures prises par la direction produisent des résultats visibles et nous continuons d'accorder une importance particulière à la réduction des risques et au maintien de notre assise financière », a estimé le directeur général Oswald Grübel.
Le nouveau patron d'UBS prévoit ainsi « de progresser au cours des prochains trimestres, notamment en 2010 », sans pour autant évoquer un retour au bénéfice maintes fois repoussé.
Seule la banque d'affaires, qui a réduit ses pertes à 1,4 milliard contre 1,8 milliard le trimestre précédent, devrait redevenir rentable en 2010, selon M. Cryan. Si toutefois la reprise ressentie sur les marchés reste durable. Mais pour l'heure cette embellie demeure « très, très instable », a-t-il estimé.

L'établissement financier zurichois, l'un des plus touchés au monde par la crise financière, peine à se relever, même s'il a ramené au troisième trimestre sa perte nette à 564 millions de francs suisses (373 millions d'euros), contre 1,4 milliard le trimestre précédent.La banque a de nouveau subi l'impact d'une charge comptable de 2,2 milliards, en raison notamment de charges sur ses propres crédits, de la vente d'UBS Pactual et de la conversion des obligations émises par la Confédération. Hors ces effets, UBS a réalisé un bénéfice avant impôt de 1,6 milliard.Le numéro deux mondial de la gestion de fortune est cependant resté en dessous des prévisions des analystes interrogés par...
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