Le 4 novembre est le symbole de la confrontation entre l'Iran et le « Grand Satan » américain. Chaque année, des milliers de personnes descendent dans la rue pour scander « Mort à l'Amérique » et « Mort à Israël » devant l'ex-représentation diplomatique américaine, surnommée le « nid d'espions ».
Cette manifestation commémore la prise de l'ambassade en 1979 par des étudiants islamistes qui avaient retenu en otages des diplomates américains pendant 444 jours, épisode qui a provoqué la rupture des relations entre les deux pays. Le complexe de l'ambassade, situé dans le centre de Téhéran, est contrôlé par les gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime islamique, qui y organisent régulièrement des expositions sur les « crimes » américains.
Cette année, des opposants au président Mahmoud Ahmadinejad veulent profiter de l'occasion pour protester contre la réélection du chef de l'État le 12 juin, entachée selon eux de fraudes massives. Plusieurs sites réformateurs ont appelé à des manifestations « pacifiques » le 4 novembre. Certains annoncent la participation de plusieurs leaders de l'opposition, notamment de l'ex-candidat Mehdi Karoubi. La dernière manifestation de l'opposition date du 18 septembre, quand des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté en marge des rassemblements officiels de la journée annuelle d'al-Qods (Jérusalem), décrétée il y a 30 ans pour soutenir les Palestiniens. Environ 4 000 personnes ont été arrêtées lors des troubles postélectoraux, dont 140 ont été renvoyées devant la justice, et une trentaine de personnes ont péri (70, selon l'opposition).


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