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Économie - Finance

Il faut un régulateur pour les organisations « systémiques », selon JPMorgan

Le PDG de la banque américaine JPMorgan Chase, Jamie Dimon, estime que la taille des multinationales financières n'est pas un danger en soi, mais qu'il faut créer un « régulateur systémique » pour les empêcher d'ébranler tout le système financier si elles faisaient faillite.

« Il faut éviter une faillite qui puisse détruire l'Amérique », a souligné M. Dimon lors d'une conférence d'investisseurs à New York. « L'Amérique a besoin d'un régulateur pour » des entreprises de la taille « d'AIG », le géant de l'assurance sauvé in extremis à l'automne 2008 au prix du déblocage de plus de 180 milliards de dollars de fonds publics.
« Nous avons besoin d'un régulateur systémique », a-t-il insisté.
Toutefois, M. Dimon estime qu'il ne faut pas créer une nouvelle agence fédérale, mais nommer un régulateur au sein des organismes de réglementation existants.
« On a besoin d'un régulateur qu'on connaisse et qui soit dur », a-t-il insisté.
Il juge cependant que l'important n'est pas de limiter la taille des entreprises posant un danger systémique.
« Les grandes entreprises sont grandes pour quelque chose, elles ont cette taille parce que celle de leurs clients le nécessite », a-t-il fait remarquer, donnant en exemple des entreprises comme Boeing qui nécessite des financements de dizaines de millions de dollars.
Le but n'est pas non plus d'empêcher les grandes entreprises de faire faillite, mais de faire en sorte que si elles venaient à le faire, « elles n'entraîneraient pas dans leur chute tout le système » financier, a poursuivi M. Dimon.
Selon lui, la crise est survenue principalement à cause d'un excès d'endettement dans le système financier et notamment de « trop d'émissions de prêts hypothécaires », accompagnées de trop de titrisation de mauvaises dettes.
Le marché des prêts hypothécaires et les deux principaux organismes de refinancement hypothécaire, Freddie Mac et Fannie Mae, doivent être mieux réglementés.
Il se dit aussi en faveur d'une réglementation du marché des dérivés à travers l'existence d'une chambre de compensation par exemple, mais il défend malgré tout l'existence d'un marché de gré à gré.
Mais selon lui, les produits dérivés, tout comme les salaires pratiqués dans les banques, « un sujet sensible », « ont peut-être aggravé mais pas déclenché la crise ».
Il s'est notamment inquiété d'un excès de réglementation financière par le gouvernement américain.
« Je crains un peu trop de conflits et de recoupements » dans les réglementations en train d'être conçues par le gouvernement et adoptées par le Congrès américain, a-t-il dit.
« Je ne m'inquiète pas pour JPMorgan (...) mais pour les entreprises, et en particulier les petites entreprises », a-t-il ajouté.
« Le principal problème » de l'économie américaine à l'heure actuelle, « ce sont les PME. Elles ont beaucoup de difficultés à obtenir des crédits et se trouvent dans une situation très compliquée », a-t-il estimé.
À propos du dollar, qui a touché un plus bas depuis 14 mois face à l'euro lundi, M. Dimon a estimé que sa « force intrinsèque c'est celle des États-Unis. On a donc intérêt à avoir un dollar fort ».
L'action JPMorgan Chase gagnait 0,55 % à 44,06 dollars une demi-heure avant la clôture de la Bourse de New York.

« Il faut éviter une faillite qui puisse détruire l'Amérique », a souligné M. Dimon lors d'une conférence d'investisseurs à New York. « L'Amérique a besoin d'un régulateur pour » des entreprises de la taille « d'AIG », le géant de l'assurance sauvé in extremis à l'automne 2008 au prix du déblocage de plus de 180 milliards de dollars de fonds publics.« Nous avons besoin d'un régulateur systémique », a-t-il insisté.Toutefois, M. Dimon estime qu'il ne faut pas créer une nouvelle agence fédérale, mais nommer un régulateur au sein des organismes de réglementation existants.« On a besoin d'un...
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