Un millier de personnes, essentiellement des étudiants, ont défilé dans les rues de la capitale afghane avant de se rassembler devant le Parlement, où la police a tiré en l'air pour calmer la foule. Les manifestants, en majorité des hommes, scandaient : « Mort à l'Amérique, mort aux juifs et aux chrétiens ! » Ils ont aussi brûlé un drapeau américain, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.
Des manifestations similaires se sont tenues la semaine dernière dans les villes de Jalalabad (Est) et Kandahar (Sud). Durant le rassemblement, le vice-président du Parlement est sorti pour parler à la foule, l'assurant du soutien des parlementaires. « Ce n'est pas la première fois qu'ils (les soldats étrangers) montrent leur aversion pour le Coran. Nous sommes avec vous et votre façon de manifester est bonne et démocratique », a déclaré Mohammad Saleh Saljoki.
Sur un autre plan, les talibans ont appelé samedi à boycotter le second tour de la présidentielle afghane prévu le 7 novembre, menaçant de représailles les électeurs qui se risqueraient à participer à ce « processus américain », alors que la campagne officielle démarrait le même jour.
Il s'agit de la première réaction des rebelles depuis l'annonce d'un second tour. Ces menaces et la désillusion des Afghans envers leurs politiciens font craindre une participation encore plus faible qu'au premier tour. Peu avant celui-ci, entaché de violences et de fraudes massives, les talibans avaient formulé le même type de menaces, et la participation n'avait pas dépassé 38,7 % au niveau national - parfois 5 % dans les bastions insurgés du Sud, entamant largement sa crédibilité.


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