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Lifestyle - Rencontre

France Majoie Le Lous, une générosité contre toutes les épreuves

Elle n'a quitté le monde médical et pharmaceutique que pour mieux embrasser le monde. Un monde fou, emprunt d'injustices, de maladies, de pauvreté, de discrimination et de violence. Face à tout ce qui reste à faire, France Majoie Le Lous demeure une inconditionnelle optimiste qui affirme : « La vie est belle ! ».
C'est sur invitation de son amie libanaise Lina Frangié, très active auprès de l'Ordre de Malte, rencontrée à Genève où les deux dames résident, que France Majoie Le Lous a passé quelques jours dans ce Liban qu'elle ne connaissait pas et qui l'a très vite épatée. « Votre pays est comme le cèdre, majestueux, éternel. On a essayé de le disséminer, mais il est toujours là, avec ses grandes racines qui le protègent. » Après avoir visité les différents centres médico-sociaux de l'Ordre de Malte et le centre d'éducation thérapeutique pour enfants infirmes moteurs et cérébraux de Bhannés, elle souligne : « Je n'ai jamais vu autant de sourires, d'hospitalité, de bonté et de gentillesse. Une ouverture d'esprit, un mélange de cultures qui sont la véritable âme du Liban. »
Avec un nom pareil, il paraît presque évident de semer autant de joie partout où elle intervient. Auprès de l'Organisation mondiale contre la torture, de l'Ordre de Malte, d'Antenna Technologies, d'Action Innocence, et d'autres associations internationales, France Majoie Le Lous se bat contre toutes formes de discrimination, violences contre les enfants, contre la malnutrition, les conditions de vie précaires dans tous ces pays où la pauvreté est reine, et contre la souffrance. « J'ai eu la chance de naître dans un milieu favorisé », avoue-t-elle. Son père, pharmacien, fut le fondateur d'une grande société pharmaceutique française, leader mondial, entre autres, dans les pansements et les médicaments contre le cholestérol. Elle aurait voulu devenir écrivaine, rédiger des poèmes ou des pièces de théâtre. Elle a d'ailleurs, pour le plaisir, signé deux ouvrages sur les santons, Connaître les santons de Provence et Les santons de Provence, parus aux éditions Jean-Paul Gisserot.
Elle aurait aimé être comédienne, chanter, elle a même obtenu le prix de la Chanson Charles Cros. Mais le devoir et le sens de la famille, celui de la continuité, l'ont propulsée dans l'univers des sciences, de la médecine et de la pharmacie. Lorsqu'elle obtient ses diplômes, dont son doctorat en biologie, elle devient, à 26 ans, chef de service d'un centre de lutte contre le cancer. « J'ai assisté, se souvient-elle, à cinq années d'espoir extraordinaire, lorsque la médecine a commencé à traiter la maladie de Hodgkin et les premières greffes de reins. Puis, j'ai commencé à voir des enfants revenir, et mourir. J'aurais mieux fait de choisir le service maternité ! » À partir de là, France Majoie Le Lous se sent le devoir, « un besoin », de poursuivre sa lutte contre toute forme de discrimination et d'injustice. « Lorsqu'on parle de problèmes d'eau, de nutrition, de torture, de pédophilie, il s'agit de dignité. Apporter aux gens une égalité dans les droits, c'est, à mes yeux, un absolu. Offrir une égalité dans les chances, c'est un objectif. Chaque rencontre est une histoire d'amour. »
Les solutions sont nombreuses, quelquefois à moindre coût. Produire des compléments alimentaires à partir d'une algue, la Spiruline, « un gramme par jour suffit pour sauver un enfant, à moins d'un dollar », un appareil qui agit par électrolyse pour purifier l'eau, ou encore trois simples plaques de métal avec un procédé Led qui alimentent des batteries de voitures et éclairent, 70 heures durant, des villages en Inde encore dans le noir.
France Majoie Le Lous, arrivée au bout de son séjour libanais, repart encore plus concernée et impliquée, auprès de Lina Frangié, dans la préparation d'une soirée caritative au profit de l'Ordre de Malte, qui aura lieu le 5 décembre à l'hôtel Intercontinental de Genève.
« La mauvaise volonté évidente me révolte profondément. Il ne faut pas, dit-elle avec un sourire serein et une force tranquille, se cramponner aux gens inutiles. Je ne suis jamais découragée. Il faut savoir sourire à l'adversité. J'aime trop l'avenir, et puis la vie est belle ! »
Et de conclure, en empruntant une devise à l'Ordre de Malte : « Il faut vivre en essayant de croire que derrière nous, on laisse un monde meilleur. »
C'est sur invitation de son amie libanaise Lina Frangié, très active auprès de l'Ordre de Malte, rencontrée à Genève où les deux dames résident, que France Majoie Le Lous a passé quelques jours dans ce Liban qu'elle ne connaissait pas et qui l'a très vite épatée. « Votre pays est comme le cèdre, majestueux, éternel. On a essayé de le disséminer, mais il est toujours là, avec ses grandes racines qui le protègent. » Après avoir visité les différents centres médico-sociaux de l'Ordre de Malte et le centre d'éducation thérapeutique pour enfants infirmes moteurs et cérébraux de Bhannés, elle souligne : « Je n'ai jamais...
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