« Il y a une vision pessimiste à l'égard des États-Unis en Iran en raison du passé. Nous sentons qu'un changement commence à s'opérer, mais nous devons attendre de voir s'il est sérieux », a déclaré Esfandiar Rahim Mashaie, chef de cabinet du président Ahmadinejad. « Nous espérons que nous arriverons à plus de compréhension sur les points communs » lors de la prochaine rencontre, a-t-il ajouté. La question du nucléaire a été « une bonne opportunité » pour Washington de montrer « son honnêteté à l'égard de l'Iran », a-t-il estimé. « Tout le monde a vu que les Américains ont montré plus d'intérêt et ont participé davantage (aux négociations à Genève). C'était évident, et nous espérons que nous allons continuer sur la même voie », a-t-il ajouté. Washington s'est rendu compte que l'Iran est « le plus important pays, dans la région la plus importante du monde », a-t-il poursuivi, soulignant que les problèmes de la région « ne pourront pas trouver de solution adéquate sans l'Iran ».
M. Rahim Mashaie a également précisé sa position sur Israël. Rejetant les critiques de ses adversaires qui lui reprochaient d'avoir dit que l'Iran était « l'ami du peuple israélien », il a affirmé qu'il était fidèle à la position officielle. Il a également ajouté que l'Iran n'avait pas de plan militaire contre Israël, estimant que « les Palestiniens doivent décider eux-mêmes ». « Mais dans le même temps, nous ne croyons pas aux menaces d'Israël car ce régime n'a pas la capacité » de représenter une menace, a-t-il assuré.
À propos du prix Nobel de la paix accordé au président américain Barack Obama, il a affirmé que beaucoup en Iran et ailleurs dans le monde pensent qu'il s'agit de « propagande ». « M. Obama dans son livre (L'espoir de l'audace) affirme qu'ils ne donnent pas de prix à ceux qui disent la vérité », a-t-il indiqué en montrant un exemplaire du livre traduit en persan. « Mais malgré tout, c'est positif. Le prix lui a été décerné (...) pour l'encourager à changer sa politique passée. Mais tout cela augmente les attentes dans le monde pour de réels changements et augmente aussi la responsabilité de M. Obama. S'il échoue, le coût sera très élevé pour le monde et les États-Unis », a-t-il estimé.


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