M. Ahmadinejad a en outre souligné que la rencontre bilatérale à Genève entre le chef du dossier nucléaire iranien, Saïd Jalili, et le sous-secrétaire d'État américain William Burns s'était bien déroulée. « Autant que je sache, les négociations des deux parties avaient un cadre clair et raisonnable, et nous approuvons cela », a-t-il dit. La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, les a qualifiées de « positives » tout en insistant sur le fait que les États-Unis attendaient « plus » de la part de Téhéran.
L'Iran et les Six se sont mis d'accord à Genève, entre autres, pour une inspection du nouveau site d'enrichissement d'uranium, situé près de Qom, et dont l'existence a été révélée fin septembre. Hier, la Russie a mis en garde les Occidentaux contre toute conclusion hâtive sur ce nouveau site tout en espérant que Téhéran continue à coopérer avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.
D'autre part, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a fait état hier de l'arrestation en Arabie saoudite d'un ressortissant iranien, Shahram Amiri, dans laquelle les États-Unis seraient impliqués, a rapporté l'agence officielle IRNA. « Nous considérons que l'Arabie saoudite est responsable de la situation de Shahram Amiri et que les États-Unis, aussi, sont liés à cette arrestation », a déclaré M. Mottaki, cité par IRNA. Plus tôt, le ministre, cité par l'agence Fars, avait indiqué que les États-Unis étaient mêlés à la « disparition » en Arabie saoudite de Shahram Amiri. « Nous allons suivre cette affaire », a-t-il ajouté. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi, avait refusé lundi de répondre à une question de la presse sur la qualité d'expert nucléaire de M. Amiri. Certains médias arabes avaient rapporté que Shahram Amiri, disparu durant l'été, était un expert nucléaire.


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