Économie

Abboud : La politique économique des gouvernements successifs à l’origine de la faillite de Uniceramic

Industrie
OLJ
07/10/2009
L'Association des industriels a tenu hier une conférence de presse au siège de l'usine Uniceramic à Taanayel en signe de solidarité avec l'entreprise qui avait auparavant annoncé sa faillite. Les différents intervenants ont pris à partie la politique économique des gouvernements qui se sont succédé, leur faisant assumer la responsabilité de la faillite de Uniceramic et du licenciement de ses quelque 450 employés.
Prenant la parole, le président de l'Association des industriels, Fadi Abboud, a accusé les dirigeants du pays, qui « ont fait de la société libanaise une société de consommation », d'être à l'origine de la faillite de Uniceramic, affirmant que tout industriel au Liban est doté d'une volonté suicidaire. Il a souligné qu'une décision d'imposer une taxe spécifique sur la céramique importée avait été mise en vigueur du temps du ministre de l'Industrie, Pierre Gemayel. En revanche, cette décision a été par la suite suspendue par le ministre Sami Haddad en attendant que soient promulgués les décrets d'application. Mais cette décision n'a jamais été remise en vigueur.
Revenant à la charge, Fadi Abboud a affirmé que la faillite de Uniceramic est due à la concurrence illégale dont l'usine a été victime du fait de l'entrée de produits similaires dont le coût de production est subventionné dans leur pays d'origine. Il a insisté sur le fait que l'État n'avait rien fait pour protéger la production locale en dépit de la subvention évidente de la production, notamment en Égypte, aux Émirats arabes unis et en Chine. Il a aussi rappelé que la suspension de la décision d'imposer une taxe spécifique sur la céramique importée est intervenue au moment où le prix du baril d'or noir atteignait les 100 dollars. Ce qui devait se traduire par une hausse du tarif de l'électricité appliqué au Liban de près de 30 fois celui en vigueur dans les pays du Golfe. Un point noir pour Uniceramic dont la production est basée sur un usage intensif de l'énergie.
Il a par ailleurs rappelé que « les États-Unis ont imposé une taxe spécifique de 35 % sur les pneus importés de Chine, et ce pour une période de trois ans, alors qu'ils sont considérés comme les parrains du commerce de libre-échange et de l'ouverture des marchés ».

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